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Prévention

Mononucléose infectieuse : comment éviter la maladie du baiser ?

Mis à jour le 28/04/2022 | 4 min de lecture

La mononucléose infectieuse n’est pas grave mais elle reste très contagieuse même après la guérison. Les règles d’hygiène et la vigilance sont indispensables pour éviter la transmission du virus.

La mononucléose infectieuse est fréquente et bénigne, mais ses symptômes sont épuisants pour l’organisme. Elle est aussi très contagieuse, même plusieurs mois après la guérison : transmise par la salive, la « maladie du baiser » peut être évitée en adoptant les bons réflexes.

mononucléose infectieuse

La mononucléose infectieuse en bref

La « maladie du baiser » ou mononucléose infectieuse est une maladie contagieuse fréquente. Plus précisément, il s’agit d’une anomalie à l’origine d’une augmentation du nombre de globules blancs. Elle survient le plus souvent chez l’adolescent et le jeune adulte.

Appartenant à la famille de l’herpès, le virus d’Epstein-Barr (VEB) se transmet par contact direct et plus précisément par la salive, surtout pendant la phase aiguë de la maladie. C’est pour cette raison que la mononucléose est couramment appelée « maladie du baiser ». La contagion peut également avoir lieu par des objets contaminés par de la salive infectée, ou par des projections (toux, éternuements).

Bien que sans gravité, les symptômes de la mononucléose peuvent se révéler particulièrement éprouvants : forte fièvre, fatigue intense (asthénie), maux de tête, angine, douleurs musculaires…

Selon les individus, ces symptômes persistent pendant plus de deux semaines mais pour d’autres, la mononucléose passe inaperçue et reste asymptomatique. À noter également que la maladie guérit sans complications dans la majorité des cas.

Le virus d’Epstein-Barr a la particularité de rester présent dans la salive même après la disparition des symptômes. Aussi, un individu infecté est toujours contagieux même plusieurs mois après la guérison, et il est toujours possible d’être touché par la mononucléose à son contact.

Éviter de transmettre ou d’attraper la mononucléose

 

La prévention de la mononucléose passe par l’adoption de bons réflexes par les personnes malades. Avant tout, il est recommandé de ne pas embrasser ses proches pour éviter le contact direct avec la salive. La vigilance doit être particulièrement de mise chez les adolescents. Le partage des objets du quotidien est à limiter autant que possible, et ceux-ci doivent être nettoyés régulièrement, surtout les jouets des jeunes enfants et les couverts. L’hygiène des mains est également incontournable.

En cas de doute et face à des signes de mononucléose, mieux vaut consulter son médecin traitant afin de bénéficier d’une prise en charge adaptée : un traitement symptomatique pour soulager la fièvre et les douleurs.

L’hygiène bucco-dentaire, rempart contre les infections

Prendre soin de sa bouche et ses dents est indispensable au quotidien pour rester en bonne santé.

L’hygiène bucco-dentaire est d’autant plus importante en cas de mononucléose, car les soins dentaires sont contre-indiqués pendant la période de contagion.

Alors mieux vaut respecter les règles de base : se brosser les dents soigneusement au moins deux fois par jour avec une brosse à poils souples, utiliser du fil dentaire, éviter le tabac et les aliments sucrés. Et enfin, ne surtout pas prêter sa brosse à dents en cas de mononucléose.

Le saviez-vous ?

Attention aux maladies transmises par la salive

Essentielle à la parole, la déglutition et la digestion, la salive peut aussi véhiculer certaines affections.

En plus de la mononucléose infectieuse, la grippe, la rubéole, la rougeole, les angines, les rhinites, les méningites, l’hépatite B et les infections dentaires font partie des autres maladies transmises par la salive.

Pour les éviter, le respect des règles d’hygiène reste la meilleure solution.