médicaments grossesse
Points clés
  • Il est recommandé aux femmes, qui ont un projet de maternité, de parler avec leur médecin de leurs traitements pour les adapter au moment de la grossesse
  • Certains médicaments comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont interdits pendant le 2ème et 3ème trimestre de grossesse
  • Des pictogrammes sur les boîtes de médicaments indiquent qu’ils ne sont pas conseillés pour les femmes enceintes. Il est toujours préférable de demander l’avis d’un professionnel de santé

Médicaments et grossesse, attention !

Les interdictions sont nombreuses dès que l’on est enceinte. Pour éviter, par exemple, de contracter la toxoplasmose, des mesures d’hygiènes strictes sont indispensables. Et si ces informations sont souvent connues, ce n’est pas toujours le cas de la prise de médicaments pendant la grossesse.

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Les précautions à prendre en début de grossesse

Pour bien préparer sa grossesse, il est conseillé de parler à son médecin traitant de son projet avant même d’être enceinte. Cette consultation avant la grossesse, dite « préconceptionnelle », permet au professionnel de santé de faire le point sur tous les traitements en cours et de prévoir ceux qui vont être arrêtés ou seulement aménagés. Il y est fréquemment prescrit de l’acide folique (Vitamine B9), qui sera poursuivi les deux à trois premiers mois de la grossesse.

Les médicaments délivrés sans ordonnance que la patiente a l’habitude d’acheter sont aussi pris en compte.  Ils peuvent être dangereux même s’ils sont à base de plantes, comme les huiles essentielles. Cette consultation permet également  d’aborder le tabagisme, ou bien encore de vérifier si les vaccinations sont à jour.

Des solutions non médicamenteuses peuvent être envisagées dès que la grossesse est confirmée. Les premiers mois de grossesse est la période dite embryonnaire où le risque de malformation est le plus élevé. C’est pour cette raison qu’il faut arrêter toute automédication.

Quels sont les médicaments interdits aux femmes enceintes ?

Certains médicaments et tout particulièrement les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont absolument interdits dès le 6ème mois de grossesse. Ils sont souvent utilisés car ils soulagent les douleurs ou fièvre. Qu’ils soient pris par voir orale ou en application locale, ces produits sont dangereux pour le fœtus, même avec une seule prise. Les organes atteints peuvent être le cœur ou les reins. L’AINS le plus connu est l’ibuprofène, mais il peut aussi s’agir d’aspirine.

Attention : Le célécoxib (Arcoxia) et l’étoricoxib (Celebrex) sont quant à eux contre-indiqués pendant toute la durée de la grossesse.

Les traitements de l’hypertension artérielle sont interdits aux 2ème et 3ème trimestres de grossesse et déconseillés au 1er trimestre. Certains antidépresseurs peuvent aussi entraîner des risques de troubles neuro-développementaux. Mais le changement de traitement doit être décidé par le médecin ou le psychiatre : il ne faut pas que la patiente arrête brutalement ses médicaments.

Les professionnels de santé préconisent pour ces pathologies une évaluation avant la grossesse pour mieux gérer le traitement de la patiente enceinte. Il sera régulièrement revu pour le confort de l’enfant à naître et de la femme.

Comment reconnaître les médicaments interdits ?

Pour être sûr de ne pas se tromper, des pictogrammes existent pour indiquer si le médicament est contre-indiqué pour la femme enceinte. S’ils doivent alerter sur la toxicité du produit, il est nécessaire de se renseigner auprès d’un professionnel de santé.

Il aussi possible de s’informer grâce au site du Centre de Référence sur les Agents Teratogènes (CRAT). Il suffit de saisir le nom du médicament et il est tout de suite mentionné s’il est contre indiqué pour les femmes enceintes et à quel stade de grossesse. Mais tous les spécialistes sont convaincus que la meilleure information est fournie par les professionnels de santé qui suivent la patiente. Le traitement est adapté à chaque cas,  car trop de femmes, par peur des conséquences sur leur enfant à naître, modifient seules les posologies.

Bon à savoir

Alcool et grossesse, que faire ?

Les risques liés à la consommation d’alcool pour la femme enceinte sont aujourd’hui connus. Il est préconisé de ne pas boire d’alcool pendant toute la période de grossesse. Les connaissances scientifiques ne permettent pas de donner un niveau de consommation qui serait acceptable. De la même manière, il n’y a pas de différence entre les alcools forts comme la vodka ou le whisky et la bière : toutes ces boissons contiennent la même molécule, l’éthanol.