renoncement aux soins
Points clés
  • Les situations de renoncement aux soins concernent majoritairement des femmes (58,6%), des personnes vivant seules (36,6%) ou les familles monoparentales (17,7%).
  • Les deux raisons principales de renoncement révélées par cette enquête sont la dimension financière et la mauvaise connaissance des droits des assurés sociaux.
  • La CPAM de Paris met en place des actions avec ses partenaires, pour permettre aux assurés sociaux de recouvrer leurs droits et de bénéficier de soins.
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En finir avec le renoncement aux soins

L’étude, menée par l‘Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore) auprès de 29 000 assurés dans 18 CPAM (Caisses primaires d’Assurance Maladie), a révélé que près d’un assuré sur quatre renonce à des soins médicaux. Les conséquences de ce renoncement aux soins sont lourdes, au plan individuel pour rester en bonne santé et garder le moral, et pour la collectivité puisque cela entraîne, entre autre, des dépenses hospitalières et des arrêts de travail.

Connaître ses droits pour ne pas renoncer aux soins

Le terme de « renoncement aux soins »  caractérise des situations dans lesquelles des personnes n’engagent pas ou interrompent une démarche de soins, alors même qu’elles en perçoivent le besoin, que ce besoin soit médicalement avéré ou non.

Selon l’enquête, dans 3 cas sur 4, c’est le coût trop élevé des restes à charge qui est évoqué pour expliquer le renoncement aux soins. En cas d’absence de complémentaire santé et de répétition de problèmes de santé, le patient renonce à réaliser des soins qui lui semblent inaccessibles. Les soins dentaires arrivent en tête (prothèses et soins conservateurs), suivis des consultations chez les spécialistes ou les achats d’optique.

En outre, l’assuré social ne connaît pas toujours ses droits et la manière d’obtenir les aides auxquelles il a accès.

Les solutions pour lutter contre le renoncement aux soins

Le renoncement aux soins est un état qui peut durer : les personnes concernées déclarent que cela fait au moins deux ans qu’elles sont dans cette situation.

L’Assurance Maladie prend en charge la détection des populations à risque mais aussi leur accompagnement pour bénéficier de tous les droits inhérents à leur situation.

Les salariés des CPAM en contact avec le public restent vigilants pour interroger et repérer les personnes qui pourraient bénéficier d’une aide spécifique. C’est d’ailleurs à l’accueil des caisses primaires d’Assurance Maladie que les identifications se font le plus souvent (49%).

L’Assurance Maladie, avec l’aide de ses partenaires, assure un accompagnement personnalisé, pour répondre aux besoins de l’assuré qui accepte cet accompagnement. Cela commence par un bilan des droits aux prestations, avec une explication pratique de leur usage (Droit à quoi ? À quoi ça sert ? Comment l’utiliser ?….).

annuaire santé, ameli, soins, professionnels de santéSavoir trouver un professionnel de santé en secteur 1 avec l’annuaire santé d’ameli, bénéficier d’un bilan de santé gratuit, demander une aide financière, constituer un dossier pour obtenir l’ACS… sont des actions d’accompagnement que les personnels de la CPAM peuvent mener pour lutter contre le renoncement aux soins.

Le médecin traitant peut aussi participer à cet accès aux droits, avec un logiciel intégré, l’ADRi (acquisition des droits intégré). Le professionnel de santé peut s’assurer que son patient est bien à jour de ses droits, et le cas échéant mettre à jour ses droits.

À Paris, une ligne téléphonique spécifique permet aux professionnels de santé de signaler à la CPAM une situation d’urgence médico-administrative pour leur patient. Il s’agit d’une action qui s’inscrit dans la démarche Planir (plan local d’accompagnement du non-recours des incompréhensions et des ruptures).

Ce plan permet aux assurés sociaux de résoudre des difficultés qu’ils peuvent rencontrer provoquant la rupture des soins. Depuis sa mise en place en 2014, 136 103 personnes ont pu bénéficier de ce traitement attentionné. Ce dispositif concerne de plus en plus d’assurés tous les ans.

pacte parisien, lutte exclusion, droitsAutre action spécifique mise en œuvre à Paris, à destination des aînés : le Paerpa (personnes âgées en risque de perte d’autonomie). Ce plan permet de proposer aux personnes âgées une meilleure prise en charge de leur situation.

De la même manière, la participation de la Cpam de Paris au Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion est un moyen efficace pour faciliter l’accès aux soins aux personnes les plus démunies en proposant une simplification des procédures et un suivi personnalisé.

Bon à savoir

Des aides en ligne pour connaître ses droits

ACS, simulateur droits>>> Le simulateur de droits ACS ou CMU-C

Si vos revenus sont modestes, vous pouvez peut-être bénéficier d’une aide pour vos dépenses de santé. Le simulateur de droits vous permet de savoir si vous pouvez l’ACS (aide pour une complémentaire santé) ou la CMU-C (couverture maladie universelle). https://www.ameli.fr/simulateur-droits

>>> Le portail des aides sociales

Il existe un autre site qui peut calculer rapidement le montant des aides sociales possibles en fonction de votre situation. Cela concerne 25 prestations et c’est aussi très simple, grâce à questionnaire qu’il suffit de remplir. Vous avez accès alors au montant approximatif en une dizaine de clics. https://mes-aides.gouv.fr/
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