bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)
Points clés
  • La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire grave, dont les symptômes sont généralement mal identifiés par les malades
  • Le tabagisme actif ou passif est l’un des risques majeurs de BPCO, mais la maladie peut aussi faire suite à une exposition à des produits toxiques
  • Si certains symptômes évoquent une BPCO, un test respiratoire simple permet de confirmer le diagnostic pour faciliter la prise en charge

Qu’est-ce que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ?

Méconnue du grand public, la bronchopneumopathie chronique obstructive touche pourtant de nombreux Français. Cette maladie respiratoire est majoritairement liée au tabagisme. Pour en limiter l’impact, elle doit être diagnostiquée le plus tôt possible.

bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)

Les symptômes de la bronchopneumopathie chronique obstructive

Selon L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la  bronchopneumopathie chronique obstructive, également appelée BPCO  concerne 1,7 million de personnes en France, avec 16 000 décès par an en moyenne. Cette maladie respiratoire chronique a des conséquences importantes sur la santé. Elle se caractérise par une obstruction chronique des voies aériennes. Elle est généralement progressive, et parfois associée à d’autres pathologies. Elle se manifeste d’abord par des toux chroniques et intermittentes, un essoufflement (dyspnée) à l’effort et une expectoration matinale, c’est-à-dire des crachats. Ces premiers signes sont souvent mal identifiés par les malades. Ils évoluent vers un essoufflement de plus en plus important, une toux persistante et des épisodes d’infection bronchopulmonaire. Ces exacerbations de la BPCO sont des complications importantes nécessitant une hospitalisation.

ameli.fr : comprendre la BPCO ou bronchopneumopathie chronique obstructive

Le tabagisme est l’un des facteurs de risque de la BPCO

Le tabagisme, qu’il soit actif ou passif, est un facteur de risque important. Selon l’Inserm, 80% des cas de bronchopneumopathie chronique obstructive sont attribués au tabac. D’autres risques sont notables, notamment une exposition à des produits toxiques ou irritants ou encore certains facteurs environnementaux. La pollution atmosphérique et la pollution intérieure par exemple favorisent la BPCO. Le facteur héréditaire doit également être pris en considération.

Quel traitement et quelle prise en charge pour les malades ?

Un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée permettent d’atténuer les symptômes et de ralentir la progression de la maladie. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), le symptôme majeur dont il faut tenir compte est la dyspnée, c’est-à-dire l’essoufflement à l’effort. En fonction de l’examen clinique, une spirométrie confirme la présence ou non d’un trouble lié à la BPCO. Ce test respiratoire simple est réalisé par un médecin.

L’arrêt du tabac est la première priorité pour les malades fumeurs, et toute exposition même passive au tabac doit être évitée. Plusieurs traitements médicamenteux permettent de soigner les symptômes liés à la maladie, notamment des bronchodilatateurs pour faciliter la respiration, ou des antibiotiques en cas d’infection bronchopulmonaire. Le médecin peut demander à ce que son patient bénéficie d’une prise en charge dans le cadre d’une ALD (affection longue durée), afin de simplifier les démarches.

Un suivi régulier est nécessaire pour la BPCO

BPCO, oxygène, hospitalisation

En raison des risques de complications de la maladie, un suivi régulier est recommandé. Les vaccins anti-grippe et contre le pneumocoque sont recommandés. Une réhabilitation respiratoire avec l’aide d’un kinésithérapeute, ou une oxygénothérapie sont prescrites selon la situation médicale. Il est conseillé d’éviter de s’exposer en cas de pic de pollution atmosphérique.

L’aggravation des symptômes respiratoires – appelée exacerbation de la BPCO – peut nécessiter une hospitalisation. Il existe un programme d’accompagnement au retour à domicile pour réduire les risques de ré-hospitalisation.

Bon à savoir

Comment savoir si on est atteint d’une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ?

La spirométrie est un examen respiratoire effectué par le médecin à son cabinet ou à l’hôpital, dès que le patient présente des symptômes de la BPCO. Il se déroule en deux temps. Le volume pulmonaire est mesuré une première fois en expirant dans un embout buccal. Il est mesuré une nouvelle fois après avoir inhalé un produit bronchodilatateur. Le volume maximal expiratoire en une seconde (VEMS) permet de mesurer l’obstruction bronchique.