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Points clés
  • Avec environ 9 000 décès par suicide par an, la France présente un des taux de suicide les plus élevés d'Europe, derrière la Finlande et la Belgique
  • Chez les 15-29 ans, le suicide représente la deuxième cause de mortalité
  • Selon la gravité de la situation, en cas de crise suicidaire, il faut contacter les services d’écoute (SOS Amitié, Suicide Écoute, SOS Suicide Phénix, Fil Santé jeunes), le SAMU (15), le 112 (numéro européen des urgences) ou SOS Psy urgences.

Crises suicidaires : des solutions pour les prévenir

Le 10 septembre de chaque année a lieu la Journée mondiale de prévention du suicide. En France, plus de 9 000 personnes se donnent la mort chaque année. Il s’agit d’un problème majeur de santé publique. La prévention du suicide fait l’objet d’actions spécifiques depuis près de 20 ans.

suicide

Un Observatoire national du suicide pour mieux agir

Chaque année, le suicide est parmi les vingt premières causes de mortalité à tout âge. Le suicide est responsable, pour plus de 800.000 morts, ce qui correspond à un suicide toutes les quarante secondes.Le nombre de décès par suicide est trois fois plus élevé que le nombre de morts provoquées par un accident de circulation. En France, 220 000 personnes tentent de se donner la mort chaque année, mais toutes les tentatives et crises suicidaires ne sont pas signalées et prises en charge.

L’Observatoire national du suicide (ONS) a été créé par 2013 pour mieux comprendre les conduites et crises suicidaires. L’ONS réunit des chercheurs et des professionnels de santé, des représentants d’associations, des représentants de différentes institutions (les ministères, l’Assurance Maladie…). L’objectif est de « connaître pour prévenir », grâce à des bilans chiffrés, des états des lieux des actions nationales et locales et des recommandations. Le dernier bilan de l’Observatoire national du suicide (fichier PDF – 15,9 Mo), en février 2018, dresse un état très complet avec une dimension nationale et une réflexion sur le rôle des associations.

En Île-de-France, par exemple, 903 suicides ont été comptabilisés en 2012. Deux victimes sur trois étaient des hommes et la majorité avait entre 50 et 54 ans. Les décès par suicide concernent les hommes dans 75% des cas, avec un nombre de suicides qui augmente avec l’âge. Chez les jeunes de 15-24 ans, le suicide est la deuxième cause de mortalité après les accidents de la circulation.

suicide : faits et chiffres

Les crises et les conduites suicidaires sont un risque évitable. C’est là où les actions de prévention et d’accompagnement menées au niveau local et au niveau national prennent toute leur importance.

Prévention des crises suicidaires :des actions au niveau national et au niveau local

La crise suicidaire est un état de trouble psychique aigu, caractérisé par la présence d’idées noires et d’une envie de suicide de plus en plus marquées et envahissantes. La personne confrontée à ce moment de grande souffrance ne trouve pas en elle les ressources suffisantes pour le surmonter. Elle se sent dans une impasse et confrontée à une telle souffrance que la mort apparaît progressivement comme le seul moyen de trouver une issue à cet état de crise.

L’identification des populations à risque, classe d’âge, milieu professionnel, secteurs d’activités et des facteurs « déclencheurs », usage de psychotropes, décrochage scolaire… permet de cibler les actions de prévention et participe de la réussite de la politique de prévention du suicide qui repose à la fois sur des actions collectives et individuelles. Il s’agit d’améliorer le repérage, la prise en charge, l’accompagnement et le suivi des personnes fragiles :

  • souffrant de dépression ou d’addiction ;
  • présentant une vulnérabilité particulière face au risque de suicide ;
  • en situation de précarité et nécessitant des soins psychiatriques ;
  • ayant déjà effectué une tentative de suicide ;
  • vivant une situation de souffrance liée au travail (burn-out par exemple).

Au niveau national, plusieurs plans d’action ont été mis en place. Notamment le programme 2011-2014 qui visait à développer et faire connaître les dispositifs d’intervention à distance, à prévenir l’isolement social et la détresse psychique. Mais également à soutenir les personnes et les proches endeuillées par le suicide. Une meilleure prise en charge des personnes en risque suicidaire a également été proposée. Autre axe de prévention, le Plan d’action global pour la santé mentale. Ce plan a pour objet de mieux reconnaître les troubles psychiques et y répondre. 

À Paris, la Mission santé mentale, créée 2013, intervient pour soutenir les institutions et les dispositifs liés aux problématiques de santé mentale. Il s’agit d’une spécificité parisienne. Elle est rattachée à la Dases (Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé) de la Mairie de Paris et œuvre en collaboration avec les établissements de soins parisiens (GHT Paris – Psychiatrie & Neurosciences). Le relais passe également par les associations locales, ou par l’Assurance Maladie. À Paris, la Cpam a déjà mis en place des actions de prévention et d’accompagnement en direction des jeunes. 

Notre conseil : le médecin traitant est le premier interlocuteur vers qui se tourner en cas de symptômes d’anxiété et de signes de mal-être : manque d’estime de soi, fatigue, sentiment d’échec, troubles du sommeil, irritabilité… Il est également possible de se rendre dans un CMP (centre médico-psychologique) pour bénéficier d’une consultation avec un psychologue ou un psychiatre prise en charge par l’Assurance Maladie.

Bon à savoir

Que faire face à une crise suicidaire ?

L’attitude à adopter dépend de la situation. En cas d’urgence, le premier réflexe est de contacter des services qui pourront intervenir le plus rapidement possible : le SAMU (15) ou le 112 (numéro européen des urgences). La crise suicidaire peut aussi se traduire par une pulsion de suicide partagée avec un proche, ou par une attitude qui laisse craindre des idées suicidaires. Dans ce cas, ce sont les professionnels de santé qui prennent le relais : le médecin traitant, un spécialiste en psychiatrie ou un psychologue, ou encore le centre médico-psychologique (CMP) le plus proche. Les services d’écoute sont très sollicités. C’est le cas de SOS Amitié, Suicide Écoute, SOS Suicide Phénix qui disposent d’une ligne dédiée pour l’Île-de-France, ou encore Fil Santé jeunes et SOS Psy urgence.
  • SOS Amitié Paris-Île-de-France : 01 42 96 26 26 (7j/7, 24h/24 - prix d'un appel local)
  • Suicide Écoute : 01 45 39 40 00 (7j/7, 24h/24 - prix d'un appel local)
  • SOS Suicide Phénix : 01 40 44 46 45 (prix d'un appel local)
  • Fil santé jeunes : 0800235236_suicide (tous les jours de 9h à 23h)
  • SOS Psy urgence : 0892233168 (7j/7, 24h/24)

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