médicaments génériques
Points clés
  • Plus d'une boîte de médicaments vendue sur 3 est une boîte de génériques (36%).
  • Le principe de bioéquivalence garantit l’efficacité et la sécurité des génériques, qui ont aussi l’avantage d’utiliser une molécule qui a fait ses preuves.
  • Qu’il s’agisse d’un médicament générique ou d’origine, quelques précautions s’imposent dans l’usage des médicaments : lire les notices pour connaître les effets secondaires éventuels, vérifier les horaires de prise ou les interactions éventuelles ou même les conditions de stockage des médicaments.
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Médicaments génériques : mieux les comprendre et les utiliser

Même si un médicament vendu sur 4 est un médicament générique, ils peinent encore à trouver leur place : la part de marché des médicaments génériques est de 30 %, selon les derniers chiffres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Pourtant, la loi autorise les pharmaciens à remplacer un princeps (autre nom du médicament d’origine) par son équivalent générique. Des patients refusent cette substitution, parce qu’ils n’ont pas confiance. Certaines idées reçues persistent.

médicaments génériques

Les médicaments génériques ne sont pas efficaces. FAUX

L’efficacité est garantie par le principe de bioéquivalence. Un générique doit démontrer qu’il est bioéquivalent au médicament de référence, faute de quoi il est retiré du marché. L’efficacité thérapeutique du médicament générique est la même que pour le princeps. La présentation, voire la forme ou les couleurs peuvent varier. Le nom également : le générique n’est pas vendu sous le nom d’une marque, il est produit et mis en vente sous une dénomination commune internationale (DCI). Depuis janvier 2015, le médecin prescrit en précisant le DCI.

Les médicaments génériques ne sont pas sûrs. FAUX

Comme tout médicament, le générique doit obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM). À cette étape, s’ajoute aussi la connaissance de la molécule utilisée. Le générique est conçu à partir de la molécule d’un médicament mis sur le marché après dix années d’études, et utilisé par des professionnels de santé et des patients depuis 10 à 15 ans. Tous les effets sont déjà bien connus et expérimentés.

Et contrairement aux rumeurs, ils ne sont pas fabriqués en Chine et en Inde. Selon le Gemme (groupement des industriels du générique), près de 90% des médicaments génériques dispensés en France sont fabriqués en Europe et plus de 50% sur le territoire national.

Les médicaments génériques sont économiques. VRAI

Le médicament générique n’est pas un traitement « au rabais », ni « low-cost ».  S’ils sont moins chers que les médicaments d’origine, c’est notamment parce que leur coût ne comprend plus les frais de recherche des laboratoires. Ils permettent une économie au système de santé. Et ils sont mieux remboursés : le surcoût d’un médicament de marque est à la charge du patient, lorsque celui-ci refuse le générique.

L’Assurance Maladie économise 1,4 à 1,6 milliards d’euros chaque année grâce aux génériques.

Ces économies réalisées sur les remboursements de médicaments « courants » permettent notamment de financer des traitements innovants et coûteux, contre le cancer par exemple.

Tout savoir sur les médicaments génériques avec la vidéo de l’Assurance Maladie et l’Ansm

Bon à savoir

Médicaments génériques et tiers payant, comment ça marche ?

Le dispositif « tiers payant contre génériques » s’applique en pharmacie. Lorsque vous présentez une ordonnance à votre pharmacien, celui-ci vous propose des médicaments génériques, sauf si le médecin prescripteur a écrit à la main « non substituable » sur l’ordonnance. Si vous refusez la substitution des médicaments et demandez à avoir des médicaments de marque (les princeps), vous devrez faire l’avance des frais des médicaments, les payer à votre pharmacien qui vous remettra une feuille de soins papier à envoyer à votre CPAM. Accepter les médicaments génériques proposés par votre pharmacien, c’est ne pas faire l’avance des frais sur la part prise en charge par l’Assurance Maladie. Cette mesure s’applique à tous les assurés, quel que soit leur régime d’affiliation (régime général, régime agricole, régime des indépendants).
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