dénutrition seniors
Points clés
  • En France, 300 000 à 400 000 personnes âgées vivant à domicile sont dénutries.
  • La dénutrition entraîne des carences en protéines, en glucides, en lipides, en vitamines et/ou en minéraux.
  • Chez les seniors, la prévention de la dénutrition passe notamment par une surveillance régulière, des conseils nutritionnels adaptés et une alimentation plus riche.
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Agir pour éviter la dénutrition chez les seniors

Moins connue que les pathologies liées aux excès (surpoids, obésité), la dénutrition concerne tout le monde, surtout les personnes âgées dépendantes et celles souffrant de pathologies chroniques. Selon la Haute Autorité de Santé, la dénutrition touche 4 à 10 % des personnes âgées vivant à domicile ; 15 à 38 % des personnes vivant en institution (maison de retraite, EHPAD…) et jusqu’à 70 % des personnes âgées hospitalisées. Grâce à des actions de prévention, il est possible d’éviter la dénutrition et ses complications.

dénutrition seniors

La dénutrition, en bref

On parle de dénutrition lorsque les apports nutritionnels (quantitatifs et qualitatifs) sont insuffisants pour couvrir les besoins quotidiens de l’organisme. Ce phénomène peut survenir rapidement, à la suite d’une pathologie aiguë (exemple : cancer), d’un traumatisme ou d’une intervention chirurgicale ou s’installer sur la durée en parallèle d’une maladie chronique (exemples : diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires).

La dénutrition peut également affecter les enfants ainsi que les adolescents et les jeunes adultes atteints de troubles alimentaires. Les situations précaires, les régimes, l’isolement, les états dépressifs et les modes d’alimentation déséquilibrés sont autant de facteurs de risque de dénutrition.

La dénutrition n’est pas sans conséquences : outre les carences nutritionnelles, elle est susceptible d’aggraver certaines maladies, de réduire la vitesse de cicatrisation, d’empêcher la bonne absorption de médicaments et d’affaiblir les défenses immunitaires. Aussi, l’immunodépression augmente-t-il le risque d’infections qui elles-mêmes amplifient le phénomène de dénutrition.

Chez les personnes âgées, la dénutrition agit en grande partie sur la qualité de vie : la perte de masse musculaire est à l’origine d’une perte d’autonomie et d’une plus grande dépendance. Elle favorise autant les chutes que les états dépressifs. Associée à d’autres complications, la dénutrition est aussi un important facteur de risque de décès.

L’alimentation au cœur de la prévention

La prévention de la dénutrition concerne l’ensemble des personnes âgées : celles qui vivent à domicile et celles admises en établissement de soins.

Cela passe en premier lieu par des conseils nutritionnels, conformément au Programme national Nutrition Santé (PNNS) qui propose des repères alimentaires spécifiques pour les seniors (PDF – 1,03 Mo). Le PNNS préconise aussi d’enrichir l’alimentation grâce à des gestes simples comme l’ajout de fromage râpé dans un plat. En parallèle, veiller à une bonne hydratation et au maintien d’une activité physique modérée, sans oublier de surveiller régulièrement le poids pour repérer les premiers signes de dénutrition.

Il est nécessaire de consulter le médecin traitant dès les premiers signes.

La prise en charge en cas de dénutrition

Face à un cas avéré de dénutrition, il existe des traitements spécifiques à appliquer en première intention. Les compléments nutritionnels oraux (CNO) sont généralement préférés à la nutrition par voie entérale (directement dans le tube digestif) qui se révèle plus contraignante.

Les CNO sont des mélanges nutritifs dont le patient peut choisir le parfum, à prendre par voie orale en plus des repas. Prescrits par le médecin généraliste, ces compléments sont de véritables dispositifs médicaux pouvant être pris en charge par l’Assurance Maladie.

Bon à savoir

Le Paerpa, un parcours de santé pour les personnes âgées

Le programme Paerpa (personnes âgées en risque de perte d'autonomie) s’adresse aux plus de 75 ans sur l’ensemble du territoire. L’objectif ? Maintenir leur autonomie le plus longtemps possible, notamment à domicile, en s’assurant de leur prodiguer les bons soins au bon moment. Concrètement, le dispositif se traduit par des actions de prévention, un accompagnement personnalisé et des soins de proximité. En savoir plus sur les actions menées à Paris
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