Docteur avec un équipement échographique
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L’échographie : « un examen incontournable pour assurer le suivi de la grossesse »

© Ch. Legret – Cpam Paris – novembre 2013, suivi de la grossesse

Programmées au troisième, cinquième et septième mois, trois échographies rythment la grossesse. Elles sont vivement conseillées par les professionnels de santé et prises en charge par l’Assurance Maladie. Les explications d’Emmanuelle Marecaille, sage-femme échographiste au Centre médical Réaumur.

Quelle est l’importance des échographies dans le cadre du suivi de la grossesse ?
Ce sont des examens essentiels à la surveillance des grossesses ! Ces trois échographies obstétricales permettent de vérifier la croissance du foetus, d’analyser la morphologie de l’enfant à venir, de dépister d’éventuelles anomalies et le cas échéant, d’orienter les femmes dans une maternité adaptée à la prise en charge néonatale. La première échographie intervient au troisième mois. On vérifie que la grossesse est intra-utérine et évolutive, qu’il y a un embryon et une activité cardiaque. On mesure aussi la longueur cranio-caudale (LCC) pour déterminer la date de conception et pronostiquer celle de l’accouchement. Enfin, l’examen de la clarté nucale – cette zone sombre au niveau de la nuque du futur bébé – permet de dépister le risque d’anomalies chromosomiques comme la trisomie 21, et de proposer alors un diagnostic prénatal.

L’annonce du sexe de l’enfant n’intervient qu’à la deuxième échographie ?
Oui, on peut faire cette annonce au cinquième mois lorsque tout va bien et que les parents en ont exprimé le souhait. Mais l’essentiel n’est pas là ! Cette deuxième échographie se concentre sur une analyse morphologique complète et extrêmement détaillée du fœtus. On l’étudie de la tête aux pieds pour analyser chaque partie du corps, chaque organe, le cerveau, les reins, le cœur… A ce stade, à la 22e semaine d’aménorrhée, l’échographiste va donc évaluer la croissance du fœtus et sa vitalité.

À quoi sert la troisième échographie ?
Au septième mois, l’échographiste fait une analyse morphologique globale du fœtus. Il  s’intéresse aussi au rythme cardiaque, à la quantité de liquide amniotique et à la vitalité fœtale en observant ses mouvements actifs. On vérifie de plus la position du bébé et celle du placenta. Un placenta recouvrant le col de l’utérus peut compliquer l’accouchement et exiger une césarienne.

Ces échographies sont-elles obligatoires ?
Non, mais il est vivement recommandé de les faire et de les faire toutes ! Certaines anomalies ne peuvent être détectées qu’en début de grossesse, d’autres seulement à la fin… Et ces trois examens sont pris en charge par l’Assurance Maladie : à 70 % pour les deux premières, à 100 % pour la dernière. D’autres échographies peuvent être prescrites en fonction du contexte médical : une échographie Doppler dans le cas d’un retard de croissance fœtal par exemple. Elles pourront également être prises en charge.

>>> Pour en savoir plus sur l’accompagnement de l’Assurance Maladie pendant la grossesse, rendez-vous sur ameli.fr

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