traitement, prescription médicaments
Points clés
  • Respecter les prescriptions de son médecin est bon pour la santé.
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Seuls 40% des Français suivent correctement leur traitement

L’observance est le respect par le patient des prescriptions de son médecin. Selon une étude de l’institut d’études et de conseil américain (IMS health), seuls 40% des patients atteints d’une maladie chronique suivent les recommandations de leur médecin. Des oublis aux conséquences fâcheuses et pas uniquement pour le système de santé.

Patients get prescription from doctorLa France demeure l’un des premiers consommateurs européens de médicaments. C’est ce que révèle l’enquête de l’Assurance Maladie sur les dépenses de santé. Les Français ont beau être de très gros consommateurs de médicaments, cela ne signifie pas forcément qu’ils les prennent en respectant la prescription du professionnel de santé. C’est en substance la conclusion tirée de l’étude commandée par le cercle de réflexion de l’industrie pharmaceutique (Crip) auprès d’un institut d’études et de conseil américain (IMS health).
Pendant un an, 170 000 patients ayant débuté un traitement pour une maladie chronique ont été suivis quotidiennement. Résultat : 60% d’entre eux ne respectent pas correctement leur traitement.
De son côté, la récente publication Jalma sur les enjeux de l’observance en France indique que 25% des médicaments prescrits ne seraient pas pris par les patients, une négligence très fréquente chez les personnes atteintes d’une maladie où le risque est mortel, conduisant ainsi chaque année à 12 000 décès et 100 000 hospitalisations, engageant 1 milliard d’euros de dépenses qui auraient pu être évitées. Selon l’étude IMS Health, le coût évitable des complications dues à la mauvaise observance des traitements s’élève en France à 9,3 milliards d’euros en un an.

Les raisons invoquées par les patients qui n’ont pas suivi leur traitement sont variées : du simple oubli (25% des sondés), à la crainte des effets secondaires (24%), en passant par l’impression d’être guéri avant la fin du traitement (19%), la lassitude (14%) et le coût élevé du médicament (5%). Les jeunes, moins sensibilisés au risque encourus, sont les premiers à faire part de « non-observance ».

Parlez-en à votre médecin

Outre les conséquences économiques chiffrables de la non-observance, ne pas prendre ses médicaments pour un malade peut avoir des conséquences sanitaires : perte d’efficacité, bienfaits altérés, effets gênants, risques de surdosage ou de sous-dosage.
Lorsqu’un médecin prescrit un médicament, il détermine la dose et la durée du traitement selon l’efficacité recherchée. Lorsqu’un médicament n’est pas toléré, il est impératif d’en parler à son médecin. Votre médecin traitant est l’interlocuteur privilégié pour se préoccuper du suivi de votre traitement et l’adapter si besoin. Il vous guide dans le parcours de soins, centralise votre dossier médical et vous oriente si nécessaire vers un médecin spécialiste. Cette coordination garantit un meilleur partage des informations concernant votre état de santé entre votre médecin traitant et les médecins spécialistes.
Si vous n’avez pas encore effectué votre déclaration de médecin traitant ne tardez pas… Déclarer son médecin traitant c’est la garantie d’un meilleur suivi médical et l’assurance d’être remboursé selon le taux habituel.

Maladies chroniques : un engagement pour l’Assurance Maladie

L’accompagnement des personnes atteintes de maladies chroniques est un axe essentiel de la politique de l’Assurance Maladie. C’est pourquoi elle a créé le service sophia, un service d’accompagnement proposé dans toute la France aux personnes ayant un diabète. sophia est un service gratuit et sans engagement qui permet aux adhérents de bénéficier de conseils personnalisés et de soutien, pour réduire les risques de complication. Ce service accompagne les malades pour changer leurs habitudes et mettre en pratique les recommandations du médecin ; il est un complément du suivi médical et permet aux adhérents de comprendre les enjeux pour leur bien-être de suivre leur traitement et de mieux gérer leur maladie. Selon l’étude IMS Health, seuls 37% des diabétiques déclarent suivre leur traitement. Or les professionnels de santé s’accordent à dire que cette maladie nécessite un suivi régulier et bonne hygiène de vie. Accompagner les diabétiques c’est donc leur permettre de trouver des moyens pour concilier maladie et habitudes de vie.

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