dépistage cancer colorectal
Points clés
  • Un polype peut mettre 10 ans à dégénérer, et ne saigner que de temps en temps, de manière non détectable à l’œil nu. Se faire dépister tous les deux ans, c’est repérer un cancer avant son développement et le retirer à temps.
  • Le cancer colorectal représente 40 500 nouveaux cas par an, avec un taux de mortalité de 40 %, soit la 2e cause de mortalité par cancer, derrière le cancer du poumon.
  • 95 % des nouveaux cancers colorectaux se déclarent généralement après 50 ans et 45 % après 74 ans.
  • Le diagnostic précoce du cancer colorectal permet de guérir dans 9 cas sur 10.
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ADECA75, mettre en œuvre le dépistage organisé des cancers

Vous avez reçu un courrier de l’ADECA75 vous invitant à participer au dépistage organisé du cancer colorectal ? Parlez-en à votre médecin traitant lors d’une consultation, s’il le juge nécessaire, votre médecin traitant vous remettra le test de dépistage à faire chez vous. C’est fiable, rapide et pris en charge par l’Assurance Maladie.

Sarah Levy ADECA75

Sarah Levy, chargée de Prévention au sein d’ADECA75 ©CPAM Paris – Pierre Cassagne – mars 2018

ADECA75, une mission de service public

ADECA75 est la structure de gestion chargée, par les pouvoirs publics, d’organiser le dépistage des cancers à Paris, avec la Mairie de Paris, la Caisse primaire d’Assurance Maladie et les professionnels de santé parisiens.

Sarah Levy, chargée de Prévention au sein d’ADECA75, souligne que la population cible parisienne à inviter (homme et femmes de 50 à 74 ans) est la plus importante de France. « Sur deux ans, le dépistage organisé du cancer colorectal représente 600 000 envois ». Pourtant, seulement 20 % des Parisiens ayant reçu l’invitation font le test. Une faible participation qui ne permet pas de mettre en relation taux de participation et baisse de la mortalité.

Selon les études épidémiologiques, si 70 % de la population cible participait, cela pourrait faire reculer significativement le cancer colorectal. Aujourd’hui, il reste des tabous et des freins pour que la population participe. Pourtant, comme le rappelle Sarah Levy, « le cancer colorectal est un cancer évitable s’il est repéré avant d’être au stade métastasique ». Et un test immunologique positif ne veut pas dire cancer, mais prise en charge pour éviter des maladies ou la dégénérescence d’un polype. Lorsque les symptômes se manifestent, c’est que le cancer se développe, et donc des traitements plus lourds peuvent être nécessaires. Alors que le dépistage fait tous les 2 ans, peut permettre de repérer un polype « suspect, et l’enlever avant qu’il ne dégénère ».

Dépistage organisé, simple et fiable comme un test immunologique

« Le dépistage organisé, c’est la garantie d’accès au même dépistage sur l’ensemble du territoire français. La même qualité, les mêmes procédures, avec un suivi statistique des populations ayant participé à ces dépistages », précise Sarah Levy.

À la différence du dépistage du cancer du sein qui fait coexister le dépistage organisé et le dépistage individuel — puisqu’il s’agit du même examen (mammographie) dans les deux cas avec, en plus la double lecture par un centre de radiologie agréé pour le dépistage organisé —, le dépistage du cancer colorectal ne peut pas se faire individuellement : le nouveau test n’est pas disponible en pharmacie.

Depuis 2015, un nouveau test immunologique est disponible pour le dépistage organisé. « Il est plus simple d’utilisation et plus performant. Il est remis lors d’une consultation avec le médecin traitant. C’est le médecin traitant qui va déterminer si le patient est à risque, donc si le test immunologique suffit pour détecter du sang invisible à l’œil dans les selles, ou si le patient a des antécédents et doit réaliser une coloscopie, qui est un examen plus invasif pour déceler la présence de polypes et les retirer avant qu’ils n’évoluent en cancer. »

Sarah Levy rappelle que la fréquence du dépistage est importante, car « même si le test est négatif, deux ans plus tard, le résultat pourrait être différent, car ce cancer est silencieux, sans symptôme identifiable au départ. Mieux vaut savoir pour éviter le cancer, plutôt que de croire que tant que je n’ai pas mal, c’est que je vais bien. »

En cas de symptômes (saignements, douleurs abdominales, troubles de la digestion…), il ne faut pas attendre et en parler à son médecin traitant.

Bon à savoir

Vous avez entre 50 et 74 ans et vous n’avez pas reçu l’invitation ?

Tous les trimestres, l’Assurance Maladie transmet à l’ADECA75 les fichiers à jour des personnes cibles éligibles pour bénéficier du dépistage organisé du cancer colorectal. Si vous avez déménagé ou que votre adresse est incomplète, vous pouvez ne pas avoir reçu l’invitation. Vous pouvez la demander :   Notre conseil : informer votre CPAM de tout changement de situation pour bien recevoir tous les messages de prévention dont vous pouvez bénéficier.
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