monoxyde de carbone
Points clés
  • Tous les ans, 5 000 personnes sont intoxiquées en France par le monoxyde de carbone, provoquant 300 décès
  • 80% des intoxications ont lieu entre le mois de novembre et de mars, pendant la période hivernale
  • Les symptômes comme des maux de tête ou des nausées sont les seules indications de la présence de monoxyde de carbone
  • Des mesures de précautions permettent de diminuer le risque d’émission de monoxyde de carbone. Elles consistent en une bonne utilisation et maintenance des appareils de chauffage

Le monoxyde de carbone, le danger silencieux

Le monoxyde de carbone est un gaz inodore et incolore qui peut être un vrai danger pour la santé. Tous les ans, près de 5 000 personnes sont victimes en France du monoxyde de carbone et on compte plus de 300 décès. Pourtant, il existe des solutions pour réduire les risques d’intoxications avec ce gaz.

Qu’est-ce que le monoxyde de carbone ?

Le monoxyde de carbone est un gaz qui résulte de la combustion incomplète de matière organique. Cela peut arriver lorsqu’un appareil fonctionnant au gaz, au bois ou encore au charbon ou à l’essence est défaillant. La quasi-majorité des intoxications a lieu au sein des habitations. Les accidents surviennent lorsque plusieurs causes se cumulent.

monoxyde de carbone

Au mauvais fonctionnement d’un appareil s’ajoutent par exemple des conditions météorologiques particulières comme une tempête ou du brouillard. La mauvaise évacuation des produits de combustion peut aussi être due à un conduit mal dimensionné.

Comment détecter la présence du monoxyde de carbone ?

monoxyde de carbone

C’est en effet le premier danger de ce gaz : il est inodore et incolore. Il n’est pas non plus irritant. Il se diffuse très vite en se mélangeant à l’air ambiant.

Le monoxyde de carbone se fixe sur les globules rouges et empêche de transporter correctement l’oxygène dans l’organisme. Les premiers symptômes sont des maux de tête, des nausées allant jusqu’au vomissement. Si ces premiers effets sont partagés par plusieurs personnes, il est nécessaire d’aérer dans un premier temps puis d’évacuer le lieu pour mieux respirer à l’extérieur.

Des détecteurs sont en vente pour signaler la présence du gaz. Il faut bien vérifier qu’ils sont conformes à la norme européenne NF EN 50291.

Des précautions pour éviter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone

Il existe plusieurs actions de prévention pour éviter ce genre d’accident. Avant chaque hiver, en prévision de leur utilisation, il est nécessaire de faire réviser par un professionnel qualifié les installations de chauffage et de production d’eau chaude. Les cheminées à foyer ouvert doivent être ramonées au moins une fois par an et ne peuvent servir que de chauffage d’appoint ou d’agrément.

Pendant la période hivernale, il faut aérer les pièces quotidiennement pendant 10 minutes et ne jamais boucher les entrées d’air.

C’est au moment des grands froids qu’il faut se montrer particulièrement prudent en utilisant uniquement des appareils de chauffage adéquats. Il est donc recommandé de ne pas se servir de chauffages d’appoint de manière prolongée et surtout d’éviter des appareils qui ne sont pas destinés à cela comme une cuisinière ou un brasero.

De la même manière, les groupes électrogènes doivent fonctionner à l’extérieur de l’habitation.

Rappelons que 80% des cas d’intoxications ont lieu pendant la période hivernale du mois de novembre à mars.

visuel graphique présentant 5 conseils pour éviter les risques d'intoxications au monoxyde de carbone

Bon à savoir

Bien informer les secours en cas d’intoxication au monoxyde de carbone.

Il est impératif de fournir au secours des informations précises pour faciliter une intervention rapide. Avant d’appeler, le local a été aéré, les appareils éteints et les victimes sorties dehors. 

Les numéros à connaître sont :

112 : numéro unique d’urgence européen ;

114 : numéro d’appel pour les personnes sourdes ou malentendantes ;

18 : les sapeurs-pompiers ;

15 : le Samu.

Il faut ensuite préciser au téléphone qui vous êtes (témoin ou victime), l’adresse exacte de l’habitation et les motifs de l’appel.