Points clés
  • Le médecin doit être consulté le plus tôt possible afin d’évaluer la gravité de la bronchiolite, notamment lorsque l’enfant a moins d’un an.
  • La bronchiolite est une maladie virale : les antibiotiques et les antitussifs sont inutiles.
  • Un traitement symptomatique demeure la règle : désinfection rhinopharyngée (lavage de nez) avec du sérum physiologique et un traitement de la fièvre si elle est mal supportée.
Je partage...Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someonePrint this page

Bronchiolite : la reconnaître et éviter la contagion

médecin-examen bébé otoscope_Fotolia_79719976_Photographee.euLa bronchiolite, ou inflammation des petites bronches, est une maladie virale fréquente chez le nourrisson et le jeune enfant. Elle sévit surtout en hiver. Mal diagnostiquée elle peut entraîner des complications respiratoires. Le docteur Anne-Marie Saltarelli, pédiatre au Centre médical Réaumur de Paris, explique comment reconnaître cette affection, la traiter et éviter le plus possible la contagion.

Qu’entend-t-on par bronchiolite ?

Anne-Marie Saltarelli : Il s’agit d’une inflammation aigue des petites bronches qui entraîne un œdème avec une augmentation importante de la production de glaires ou mucus. Les bronchiolites sont le plus souvent causées par le virus respiratoire syncytial (VRS). Ces affections virales sont très contagieuses. Elles requièrent une grande vigilance chez les enfants âgés de moins de un an qui peuvent développer plus fréquemment que les autres enfants une forme grave nécessitant une hospitalisation.

Comment la reconnaître rapidement et à quel moment doit-on consulter ?

Anne-Marie Saltarelli : Le nourrisson ou le jeune enfant souffre d’une toux intense, rebelle et sèche. Suivant la sévérité de la bronchiolite, il peut présenter des difficultés respiratoires avec un sifflement aigu et peut avoir du mal à s’alimenter en raison de la production de glaires. La fièvre n’est pas forcément présente. Quoi qu’il en soit, le médecin doit être consulté le plus tôt possible afin d’évaluer la gravité de la bronchiolite, notamment lorsque l’enfant n’a pas encore un an.

Est-il possible de prévenir cette maladie ?

règles hygiène, lavage mains, bronchioliteAnne-Marie Saltarelli : La bronchiolite sévit par épidémie, en particulier l’hiver. Il est difficile de la prévenir. Si un enfant est atteint de bronchiolite au sein d’un foyer, il est fort probable que la fratrie présente une pathologie respiratoire dans les jours suivants. Toutefois, des règles d’hygiène peuvent contribuer à limiter la contagion. Lorsque les parents sont atteints d’une pathologie des voies respiratoires (rhinopharyngite, bronchite), par exemple, ils doivent porter un masque, des gants et éviter des approchements trop fusionnels (câlins) afin de ne pas contaminer leurs enfants. Par ailleurs, protéger son environnement de ses éternuements, se laver les mains sont aussi des gestes simples à pratiquer tout au long de la journée. Il est important de les enseigner aux enfants pour qu’ils ne contaminent pas leurs frères ou sœurs encore bébés.

Quel traitement administrer ?

Anne-Marie Saltarelli : Pas d’antibiotiques puisque la bronchiolite est une maladie virale. Les antitussifs sont contre-indiqués. Quant à la kinésithérapie respiratoire, elle n’apporte pas d’amélioration à l’évolution clinique des symptômes ; elle peut soulager, mais ne guérit pas. Le seul traitement consiste à laver les voies nasales plusieurs fois par jour avec un sérum physiologique et à donner un médicament pour faire baisser la fièvre, le cas échéant. À noter qu’il n’existe pas de vaccin contre la bronchiolite. Par ailleurs, il ne faut pas confondre bronchiolite et asthme. Mais la survenue de trois bronchiolites chez un enfant de moins de deux ans doit faire évoquer un asthme du nourrisson.

Bon à savoir

Chaque année, en France, environ 460 000 nourrissons souffrent de bronchiolite, soit environ un enfant sur trois entre l’âge de un mois à deux ans. Le virus syncytial, le plus souvent responsable de cette maladie, est très contagieux. Il se transmet par les gouttelettes projetées par la toux et les éternuements. Ce virus reste actif une demi-heure sur les mains, trois heures sur les vêtements et jusqu’à sept heures sur les objets et surfaces, d’où la nécessité d’enlever son manteau et de se laver les mains en rentrant chez soi.

Le +

Découvrir le réseau bronchiolite Île-de-France

Un réseau de santé au service des nourrissons d'Île-de-France atteints de bronchiolite pendant les périodes épidémiques hivernales de bronchiolite.
Je partage...Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someonePrint this page

2 commentaires pour cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*