Prévention

Prévenir et lutter contre l’addiction à la drogue

Mis à jour le 23/05/2023 | 6 min de lecture

L’addiction, qu’elle soit liée à l’alcool, au tabac ou à la drogue, est un véritable enjeu de santé publique. Des solutions pour prévenir et lutter contre les conduites addictives existent.

L’essentiel

  • 88 % des jeunes de moins de 17 ans ont déjà expérimenté l'alcool, le tabac ou le cannabis.
  • Des centres de soins pluridisciplinaires accueillent et permettent d'accompagner les personnes dépendantes.
  • Des consultations spécifiques sont disponibles pour les jeunes entre 12 et 25 ans pour les prévenir et les accompagner sur les conduites addictives.

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) définit l’addiction comme « la consommation de substances psychoactives ou comportement répété impossible à contrôler pour l’individu en dépit de ses conséquences délétères (souffrance psychologique et troubles physiologiques) ». Tabac, alcool, drogues entrent dans cette catégorie. Si le tabac et l’alcool sont réglementés, la drogue, sous toutes ses formes, est strictement interdite. Les consommateurs risquent des sanctions pénales et mettent leur santé en danger. Des structures existent pour prévenir ces pratiques addictives et accompagner les personnes pour sortir de l’addiction.

addiction

La consommation de drogues en France

Près de 88 % des jeunes de moins de 17 ans ont déjà expérimenté l’alcool, le tabac ou encore le cannabis. Si 1,4 million de personnes consomment régulièrement du cannabis, on estime que la moitié se livre à cette pratique tous les jours.

En ce qui concerne les drogues illicites, comme la cocaïne ou la MDMA, l’expérimentation concerne moins de 4 % des moins de 17 ans.

Les conduites addictives interviennent dans 30 % des décès avant 65 ans. C’est ce que l’on appelle la mortalité prématurée.

L’usage de la drogue a des incidences sociales du fait des comportements anti-sociaux, des handicaps et de la souffrance psychologique qu’elle entraîne.

Face à ces enjeux de santé publique, des dispositifs sont mis en place pour prévenir la consommation addictive de ces drogues et aider les addicts à sortir de leur dépendance.

Prévenir et prendre en charge l’addiction à la drogue : les lieux de soins pluridisciplinaires

Il est possible de se faire aider pour arrêter la drogue. Il existe des lieux de soins pluridisciplinaires pour être accompagné.

Les CSAPA, les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie sont présents sur tout le territoire français. Il en existe une vingtaine à Paris. Certains sont spécialisés dans l’accueil des toxicomanes (CSST).

>>> Liste des CSST sur le site Paris.fr

Ces lieux permettent de faire le point sur la situation de la personne avec un professionnel. Ensuite, une équipe pluridisciplinaire prend le relai.

Plusieurs solutions sont proposées comme un sevrage ambulatoire, ou une hospitalisation dans une structure partenaire.

L’entourage est également pris en charge : un accompagnement est proposé. Cet accompagnement de l’entourage peut être sous forme d’entretiens réguliers ou de groupes de parole.

Le site drogues-info-service.fr est un service national d’aide à distance en matière de drogues et de dépendances, de l’agence Santé publique France. Il permet de faire le point sur sa consommation de drogue et en savoir plus sur les dispositifs d’accompagnement.

Pour les plus jeunes, des consultations spécifiques existent

Les jeunes consommateurs sont de plus en plus nombreux à expérimenter les drogues. Pour prévenir et accompagner les jeunes entre 12 et 25 ans sur ces conduites addictives, des points de consultation spécifiques ont été créés : les consultations jeunes consommateurs (CJC).

Il existe 10 structures à Paris qui proposent les CJC.

80% des rendez-vous concernent la consommation de cannabis. L’arrêt ou la réduction de la consommation est proposée en présentant toutes les possibilités offertes aux jeunes consommateurs. Les questions particulières liées à la scolarité, au mal être ou encore les relations familiales peuvent être abordées. Un accompagnement est aussi possible au sein de la structure.

Les dangers du chemsex

Contraction des mots anglais chemical et sex, le chemsex désigne la pratique qui consiste à avoir des rapports sexuels combinés à de la prise de drogue. La pratique du chemsex peut selon l’Observatoire français des drogues et tendances addictives (OFDT) être synonyme d’insatisfaction, d’échanges déshumanisés et d’absence de relation interpersonnelle  pouvant mener à un isolement total. Mis à part ces dangers psychiques et émotionnels, les risques les plus élevés sont liés à la consommation de drogues et ses effets comme la surdose, la contraction du VIH et d’IST sont accrues car le risque de ne pas utiliser de préservatif est plus élevé en étant sous l’emprise de substances.

Pour lutter contre ces dangers, la Ville de Paris a mis en place un dispositif permettant aux personnes d’être accompagnées.

Le saviez-vous ?

Prévention dans le monde du travail : un portail dédié

Les conduites addictives existent aussi sur les lieux de travail.

Une publication dans l’Observatoire Français des Drogues et de la Toxicomanie rappelle que 6 dirigeants sur 10 ont été confrontés à des problèmes de consommation excessive d’alcool pour ses employés.

C’est pour cette raison que le site Addict Aide a été créé. De très nombreuses informations sont à disposition pour aider toutes les parties prenantes du monde du travail : les employeurs mais aussi les salariés ou encore les représentants du personnel.