Prévention

Agir pour la prévention du suicide chez les jeunes

Mis à jour le 11/07/2024 | 4 min de lecture

En France, près de 10 000 personnes se donnent la mort chaque année. Pour prévenir les conduites suicidaires, la CPAM de Paris met en place certaines actions : un partenariat a été instauré avec l’association laVita, pour agir auprès des jeunes.

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La jeunesse, une population fragile face au suicide

Près 10 000 décès par an, et plus de 200 000 tentatives de suicide, dont 40 000 chez les 15/25 ans : les chiffres relevés par l’Observatoire national du suicide (ONS) sont éloquents. Ils montrent que les comportements suicidaires sont toujours une préoccupation majeure en France. L’un des rôles de l’ONS, créé en 2013, est d’ailleurs de mieux comprendre les conduites suicidaires pour les prévenir.

L’Île-de-France est tout aussi concernée, même si la région est moins touchée que d’autres régions françaises. Les 45-54 ans sont les classes d’âges les plus frappées, mai les jeunes restent une population fragile.

Un suivi psychologique des jeunes avec l’association laVita

Fondée en 2016, l’association laVita se tourne justement vers les 15-25 ans.

L’association reçoit des jeunes de tous horizons, adressés par les missions locales de Paris et d’Île-de-France, par les services des urgences de l’AP/HP, les associations partenaires, les professionnels de santé ou encore les associations de prévention. «De nombreux jeunes ne veulent pas se rendre dans les centre médico-psychologique (CMP) parce qu’ils ne sont pas informés de leur existence, ont peur d’être stigmatisés, et les délais d’attente sont de plusieurs mois », souligne le spécialiste Guy Benamozig.

Le dispositif laVita : un bilan psychologique, un suivi et du lien

L’association déploie son action sur plusieurs axes. D’abord, un accueil gratuit et immédiat : c’est important pour ne pas mettre de barrières financières ou de délais. Ensuite, un bilan psychologique réalisé par un psychologue, qui permet aussi de ne pas passer à côté d’une éventuelle pathologie psychiatrique. Enfin, la prise en charge par un psychologue psychothérapeute de proximité, qui exerce en cabinet libéral. Un compte-rendu oral est fait au jeune, et s’il en est d’accord, un compte rendu est communiqué aux parents.

Autre point important pour l’association : un lien avec les professionnels de santé. Les jeunes sont généralement adressés à laVita par une association ou une structure partenaire, mais doivent obligatoirement avoir une prescription médicale.Ces différentes étapes et le dispositif permettent un cadre moins anxiogène et à terme, extrêmement positif.

L’association Phare Enfants-Parents : un soutien psychologique

Prévenir le suicide chez les mineurs, tel est l’objectif du dispositif mis en place par l’association Phare Enfants-Parents et la CPAM de Paris. Le principe est simple, les appels de parents ou de jeunes en mal-être sont pris en charge par un des psychologues de Phare Enfants-Parents, habilités à les conseiller. Si lors de l’appel, le psychologue repère une urgence médicale, la personne sera orientée vers l’AP-HP. Si pendant cet appel le psychologue détecte un mal-être qui n’a rien de passager, il peut inviter le jeune dans les locaux de l’association, pour un entretien plus approfondi, permettant de l’informer plus en détails sur les différents dispositifs d’aide.

Le saviez-vous ?

Dispositif Mon Psy étudiant

Grâce à ce dispositif vous pouvez bénéficier de 8 séances par an chez un psychologue. Ces séances sont remboursées par l’Assurance Maladie et/ou votre complémentaire santé. Ce dispositif concerne toutes les personnes à partir de 3 ans hors urgences et personnes présentant un risque suicidaire. Les séances peuvent se faire à distance ou en présentiel.

Si vous vous sentez en détresse et/ou avez des pensées suicidaires, n’hésitez pas à en parler et à contacter le 3114.