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Maladie

Se protéger des IST : infections sexuellement transmissibles

Mis à jour le 06/07/2022 | 6 min de lecture

Les infections sexuellement transmissibles (IST) peuvent avoir des conséquences graves sur la santé et la qualité de vie. Pour une sexualité plus sûre, il est important de savoir comment s'en protéger.

L’essentiel

  • Les IST sont contagieuses et n’ont pas toujours de signes visibles
  • Certaines IST peuvent être traitées lorsqu’elles sont diagnostiquées
  • Un dépistage et un recours au préservatif sont essentiels
  • Pour certaines IST la prévention passe aussi par la vaccination

Les IST en bref

Il existe plusieurs IST. Elles peuvent être provoquées par des bactéries, un virus ou des parasites. Elles se transmettent lors d’un rapport sexuel ou lors des préliminaires.

Un dépistage est essentiel après toute situation à risque : les IST ne présentent pas les mêmes symptômes. Sans prise en charge, elles peuvent entraîner de graves complications.

  • Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est responsable du SIDA. Certains symptômes peuvent évoquer un affaiblissement immunitaire : fièvre, fatigue, diarrhée, éruption cutanée. Le diagnostic est établi à la suite d’un prélèvement sanguin. Aucun traitement n’élimine le virus, mais son évolution peut être ralentie.
  • L’herpès génital se manifeste par des éruptions cutanées sur les organes génitaux, l’anus ou la bouche. Le diagnostic est établi après examen clinique et prélèvement. Les traitements diminuent l’intensité et la durée des crises mais n’éliminent pas le virus.
  • La syphilis se présente par l’apparition de chancres, des boutons ou des plaques rouges. Elle peut avoir des complications graves et le risque de contagion est très important. Le diagnostic est établi après examen clinique et prise de sang. Un traitement antibiotique existe.
  • L’hépatite B peut se déclarer par de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, des nausées ou des maux de tête… mais elle peut aussi être asymptomatique. Très infectieux, le virus peut provoquer des complications importantes (cirrhose, cancer du foie). Il est pris en charge après diagnostic et nécessite un suivi médical.
  • Les infections à papillomavirus humain (HPV) entraînent la formation de verrues génitales, appelée condylomes. Ces lésions peuvent récidiver et entraîner le développement d’un cancer du col de l’utérus.
  • La chlamydiose est généralement asymptomatique mais peut aussi se manifester par des brûlures, des écoulements et des douleurs dans le bas-ventre. Le diagnostic est possible après un prélèvement local et le traitement antibiotique précoce évite des complications importantes (stérilité).
  • La blennorragie gonococcique entraîne brûlures, douleurs au bas-ventre et fièvre. Elle est diagnostiquée lors d’un prélèvement local et doit être traitée par antibiotiques chez les deux partenaires pour éviter une nouvelle infection. Elle présente des risques importants de stérilité, surtout chez la femme.

infections sexuellement transmissibles préservatif
La prévention des IST

L’utilisation d’un préservatif pour tout rapport sexuel avec un nouveau partenaire est recommandée.

Le préservatif féminin ou masculin est en effet le seul moyen de prévention des IST.

La pilule contraceptive, le stérilet, les spermicides ou encore l’anneau contraceptif ne protègent en aucun cas des contaminations.

Le préservatif doit être utilisé avant et pendant tout rapport sexuel. Lorsqu’on envisage d’arrêter l’utilisation d’un préservatif avec un partenaire régulier, le dépistage est essentiel.

vaccination papillomavirus humains (HPV)
Se faire vacciner contre certaines IST

Pour certaines IST, la prévention passe aussi par la vaccination.

À ce jour, trois vaccins existent pour se prévenir des IST :

  • le vaccin contre l’hépatite A
  • le vaccin contre l’hépatite B, qui fait notamment partie des des obligations vaccinales dès l’enfance
  • le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV).

La vaccination contre les infections liées au papillomavirus humain (HPV) permet de prévenir des infections par les virus les plus fréquents.

Elle est recommandée aux jeunes filles en prévention du cancer du col de l’utérus, de la vulve et du vagin. Elle est également recommandée aux hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes pour prévenir l’apparition de cancers anaux.

Le dépistage, indispensable tout au long de sa vie

Les IST sont très contagieuses pour certaines et elles n’ont pas toujours de signes visibles.

Le dépistage est donc indispensable en cas de doute, ou après une situation à risque. Il permet un diagnostic précoce et une meilleure prise en charge de l’IST, mais aussi de diminuer le risque de contamination du ou des partenaires.

Il peut être demandé auprès du médecin généraliste ou du gynécologue, et complété par une analyse auprès d’un laboratoire.

Il est également possible dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD).  Les tests et l’entretien médical sont confidentiels.

Le saviez-vous ?

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