Points clés
  • Le nombre de cas ne cessant de progresser avec l’âge, la surdité affecte 6% des 15-24 ans et plus de 65% des 65 ans et plus.
  • L’exposition au bruit est une cause majeure de troubles de l’audition. La meilleure des préventions consiste essentiellement à se protéger des bruits violents
  • Il est recommandé de soigner précocement et correctement les maladies qui peuvent déclencher les acouphènes.
  • Dès que les acouphènes présentent une gêne au quotidien, qu’ils s’accompagnent de vertiges, de pertes auditives, d’hyperacousie, il est recommandé de consulter son médecin traitant.
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Acouphènes et hyperacousie, fléaux du 21e siècle

La 21e Journée nationale de l’audition met l’accent sur les effets néfastes du bruit sur le système auditif, en particulier sur les acouphènes. Ce trouble auditif ne cesse de prendre de l’ampleur. Quelques conseils pour une bonne santé auditive d’un spécialiste des oreilles, le docteur Dolivet, médecin ORL au centre médical Réaumur.

acouphène

Les acouphènes, un enjeu de santé publique

Journée nationale de l’audition Le 8 mars 2018 a lieu la 21e Journée nationale de l’audition (JNA) sur le thème des acouphènes. Ce fléau concerne 16 millions de personnes, soit un Français sur quatre. Dans sa nouvelle campagne, la JNA met l’accent sur la prévention et le dépistage de ce trouble auditif. Avec les récentes évolutions technologiques comme l’utilisation abusive des casques audio, les acouphènes ont pris une ampleur sans précédent ces dernières années.

 

 

 

 

 

 

Comment reconnaître un acouphène ?

L’acouphène est une sensation auditive désagréable qui ne résulte pas d’une excitation mécanique extérieure. Il se manifeste par des bourdonnements, des sifflements ou encore des tintements.

« On peut reconnaître un acouphène formellement lorsqu’on se trouve dans un lieu isolé du bruit, par exemple une cabine audiométrique », indique le docteur Dolivet.

Problèmes de concentration, d’endormissement, anxiété… Les conséquences des acouphènes peuvent être graves et incommodantes au quotidien. « Il est d’autant plus important de prévenir et de détecter les acouphènes qu’on n’en guérit pas et qu’ils accompagnent souvent des déficits auditifs précoces », poursuit-il. « Il faut soigner au mieux les causes identifiées, quand il y en a. ».

Car les causes des acouphènes sont multiples. La principale cause d’acouphène et de surdité précoce est un traumatisme acoustique, unique ou répété : musiques sur baladeur, rave parties et concerts de rock de forte intensité acoustique, tir au fusil, au pistolet, etc. Un traumatisme crânien peut aussi être à l’origine d’acouphènes. Il ne faut pas non plus oublier les acouphènes d’oreille externe liés le plus souvent à un bouchon de cérumen ou et épidermiques dont la résolution est extrêmement simple.

Les causes peuvent également être d’ordre :

–          médical (sténose, anévrisme, spasmophilie, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, méningite, encéphalopathie…) ;

–          héréditaire, dans le cas d’otospongiose labyrinthique et de diabète, de type 1 ou 2 ;

–          médicamenteux (avec des produits ototoxiques, c’est-à-dire provoquant des lésions des structures de l’oreille interne ou du nerf auditif, comme la nivaquine et la streptomycine).

Plus rare, mais à ne pas négliger pour autant, le neurinome du nerf acoustique peut avoir de graves conséquences à long terme. « Il s’agit d’une sorte de kyste qui se développe dans la boîte crânienne et donne des phénomènes de compression de l’encéphale. C’est une des raisons qui justifie un bilan audiométrique complet pour tous les acouphènes persistants. », explique le docteur Dolivet, qui précise que si l’ORL est  « au centre toutes ces problématiques, il fait aussi appel à d’autres spécialités pour affirmer le diagnostic permettant d’établir la ou les causes ».

Conseils et bonnes pratiques pour préserver son audition

« La meilleure des préventions consiste essentiellement à se protéger des bruits violents et à soigner précocement et correctement les maladies qui peuvent déclencher les acouphènes. »

Il est fortement conseillé d’éviter toute exposition prolongée à des musiques de trop forte intensité sonore et l’utilisation de casques audio pour écouter un film ou de la musique. Pour les professions exposées au bruit, le port de casque antibruit et l’insonorisation des machines bruyantes sont des protections indispensables.

« Dès que les acouphènes présentent une gêne au quotidien, qu’ils s’accompagnent de vertiges, de pertes auditives, d’hyperacousie (hypersensibilité au son), on consulte son médecin traitant ou un spécialiste des affections ORL », recommande le docteur Dolivet.

Bon à savoir

Les niveaux sonores de notre environnement

Le niveau sonore de notre environnement est en partie responsable de la perte d’acuité auditive et d’acouphènes. On mesure son intensité par la fréquence (grave ou aiguë) exprimée en Hertz (Hz) et la puissance, mesurée en décibels (dB). De 30 à 80 dB, le niveau sonore est calme à supportable. À partir de 85 dB, il devient dangereux pour l’oreille. Un bruit de 100 dB équivaut à celui d’un marteau piqueur ou d’un baladeur avec le volume à fond et 130 dB à celui d’un réacteur d’avion.
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