santé au travail
Points clés
  • Selon l’INRS, les troubles musculo-squelettiques(TMS) représentaient 87% des maladies professionnelles en France en 2016
  • Toute entreprise a des obligations légales à respecter, stipulées par le Code du travail, pour assurer la sécurité et la santé de ses employés.
  • La déclaration d’un accident du travail est obligatoire et effectué par l’employeur
  • Le médecin du travail intervient auprès des salariés et des entreprises pour préserver la bonne santé des employés et réduire les risques professionnels.

Santé au travail : comment la préserver ?

La santé au travail est essentielle au bien-être des salariés et au bon fonctionnement de l’entreprise. Un point sur les risques communs aux différents secteurs d’activité  et sur les moyens de prévention pour maintenir une bonne qualité de vie au travail.

santé au travail

La santé et le bien-être, composantes essentielles du travail

La notion de santé au travail n’implique pas seulement le fait de ne pas tomber malade ou de ne pas s’absenter avec un arrêt maladie. Il s’agit d’une démarche globale qui recouvre plusieurs objectifs, comme précisé dans la définition proposée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et l’OIT (Organisation Internationale du Travail) : le maintien du bien-être des travailleurs, la prévention des risques liés à chaque profession et la garantie d’un emploi adapté aux capacités physiologiques et psychologiques de chacun. Aussi, santé mentale et santé physique sont à prendre en compte conjointement pour assurer la qualité de vie au travail.

Le bien-être au travail profite aux salariés, mais pas seulement ! Il entraîne également des effets positifs à l’échelle de l’entreprise : moins d’absentéisme, moins de stress, plus de satisfaction et une meilleure productivité, par exemple.

Connaître les risques liés au travail pour mieux les éviter

La prévention des risques et la sécurité en entreprise repose sur des réglementations, des normes et des actions à l’échelle nationale menées par des organismes tels que l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). Il incombe aussi aux employeurs d’agir en interne pour préserver la bonne santé de leurs salariés : en identifiant les risques propres à leur activité et à leur entreprise, en définissant des objectifs et en prenant des mesures concrètes.

De nos jours, les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont les affections les plus souvent observées au travail. Les TMS touchent les muscles, les tendons et les nerfs et peuvent liés à de multiples facteurs tels que la répétition de gestes, les postures inconfortables, une mauvaise organisation du travail et le stress. Les TMS sont d’autant plus fréquents qu’ils sont communs à tout type d’activité professionnelle.

TMS

Source : ameli

Toutes les entreprises peuvent être confrontées aux TMS et c’est la raison pour laquelle des outils de prévention sont mis à disposition par l’Assurance Maladie. Pour passer à l’action, la première chose à faire est de procéder à un diagnostic de l’environnement de travail : postes de travail, organisation, et climat social. L’entreprise met ensuite en place un plan d’action pour transformer les situations à risque. Concrètement, ces actions peuvent se traduire par une diversification des tâches, l’instauration de pauses, l’amélioration de la formation, le remplacement ou la modification des équipements, ou encore un suivi médical adapté. Tout dépend du secteur d’activité et des situations identifiées.

Comment rester en bonne santé au bureau ?

Passer toute la journée derrière un bureau n’est pas non plus sans risque pour la santé. Les activités sédentaires et le travail intensif sur un écran sont susceptibles d’engendrer de la fatigue visuelle, des symptômes de stress ainsi que des troubles musculo-squelettiques ou de lombalgie. Heureusement, il existe des moyens simples à mettre en œuvre au quotidien pour s’en protéger.

santé au travail

source : INRS

Parmi les bons réflexes à adopter au bureau, même si cela semble évident : faire des pauses régulièrement et si possible toutes les heures. Et qui dit pause ne dit pas seulement s’arrêter de travailler ! Il est surtout important de passer quelques minutes debout, loin de l’écran. Il convient également d’éviter les défauts de posture en occupant un poste de travail ergonomique.

En cas de mal de dos, il est également recommandé de maintenir une activité physique en continuant ses activités professionnelles. Toute augmentation de l’activité physique, même minime, est bénéfique pour la santé et pour entretenir la musculature de son dos.

Enfin, en cas de doute, ne pas hésiter à en parler à son employeur ou au médecin du travail pour trouver des solutions adaptées.

La déclaration d’un accident du travail

accidente du travail

En cas d’accident du travail ou de trajet, il appartient au salarié de prévenir rapidement (sous 24 heures) son employeur qui effectuera les démarches auprès de l’Assurance Maladie.

L’employeur remet une feuille d’accident du travail (PDF, 86.79 Ko) qui permet au salarié de bénéficier de la gratuité des soins liés à l’accident du travail ou l’accident de trajet. Ce document doit être présenté au médecin, au pharmacien ou à l’hôpital, afin que chacun y indique les soins reçus.

La reconnaissance par la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM ) du caractère professionnel de l’accident ou de la maladie permet une prise en charge des soins et diverses compensations financières, notamment le versement des indemnités journalières (IJ).

Le salarié doit veiller à bien déclarer sa situation tout au long de son arrêt maladie, s’il est prolongé et il doit aussi vérifier que l’employeur a fait le nécessaire de son côté.

En cas d’enquête par la CPAM et afin de faciliter les démarches, l’assuré peut  remplir en ligne le Questionnaire Risque Professionnel. Ce questionnaire permet de fournir l’ensemble des éléments nécessaires à l’étude du dossier.

A savoir : lorsque l’accident arrive, le salarié doit être sous l’autorité de son employeur, dans les locaux de l’entreprise, mais cela peut aussi se passer pendant le temps de pause. À noter qu’un accident qui se produit pendant un stage de formation professionnelle, même en dehors du temps de travail, est considéré comme un accident du travail.

Bon à savoir

La visite de reprise obligatoire chez le médecin du travail

santé au travailEn cas d’arrêt maladie de plus de trente jours ou après un congé maternité, il faut obligatoirement passer par la case médecin du travail. La visite de reprise a pour objectifs de vérifier si le poste de travail est adapté à l’état de santé, de proposer des aménagements si nécessaire voire de déclarer une inaptitude. Au-delà de trois mois d’arrêt, une visite de pré-reprise doit également avoir lieu pour favoriser le maintien dans l’emploi. En savoir plus sur ameli.fr

Laisser un commentaire

Ce webzine n’a pas vocation à traiter des sollicitations particulières.

Contactez l’Assurance Maladie :
  • par mail via votre compte ameli
  • par téléphone au 36 46 (tarif : service 0,06 € / min + prix appel)

  • Attention à vos données personnelles (numéro de sécurité sociale, nom, adresse….) ! Ne les diffusez pas sur Internet !

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    *