alcool jeune
Points clés
  • Les 18-25 ans consomment en moyenne entre 4 et 5 verres d’alcool par soirée. Cette consommation excessive peut être favorisée par des facteurs variés
  • Ces alcoolisations, même ponctuelles, entraînent des risques à long terme pour la santé. Mais elles engendrent aussi des comportements dangereux à court terme
  • Plusieurs campagnes de sensibilisation ont déjà été menées, mais il convient aussi de mieux évaluer sa consommation d’alcool pour éviter les comportements à risque

Les jeunes et l’alcool : quels sont les risques et comment les éviter ?

La consommation excessive ou régulière d’alcool représente un risque réel pour la santé, et particulièrement chez les jeunes de 16-25 ans. En plus d’un impact à long terme, l’alcool peut engendrer des comportements dangereux.

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Le point sur la consommation d’alcool chez les jeunes

Dans son Baromètre 2017, Santé Publique France estime qu’un quart des Français âgés de 18 à 75 ans consomme plus de 10 verres d’alcool par semaine ou 2 verres par jour. Chez les 18-25 ans, la consommation est généralement concentrée sur une période donnée : en moyenne, entre 4 et 5 verres lors d’une soirée, entre 90 et 110 jours par an. « Les plus jeunes consomment plus intensément que les plus âgés, dont la consommation est plus régulière », relève ainsi l’agence nationale de santé publique.  Une étude de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) menée auprès des 16-17 ans, montre  que 85,7 % d’entre eux ont déjà expérimenté l’alcool avant même l’âge de la majorité.

Certains facteurs favorisent une consommation d’alcool abusive. Notamment la recherche de sensations fortes et la volonté de repousser ses propres limites, une pression sociale, le souhait de s’intégrer dans un groupe, ou encore une façon de lutter contre un mal-être par rapport à l’école, à la famille ou aux amis. Et il existe aussi certaines pratiques plus extrêmes comme le « binge-drinking », qui consiste à s’alcooliser le plus rapidement possible.

Quels sont les risques liés à l’alcoolisation ?

La consommation d’alcool est l’une des trois premières causes de mortalité évitable en France. Selon Santé Publique France, l’alcool provoque 41 000 décès chaque année. Les excès sont à l’origine de nombreuses maladies : cancers de la gorge, du foie ou du sein, hémorragies cérébrales, hypertension, affections cardio-vasculaires, cirrhose du foie…  sans oublier la dépendance et l’addiction.

Mais les risques sont aussi bien présents à court terme. En modifiant la perception de l’environnement et des sensations, l’alcool a des effets désinhibants ou excitants qui peuvent conduire à des situations dangereuses, ou à diminuer la vigilance et les réflexes. La consommation excessive d’alcool a aussi un impact immédiat dès lors qu’elle est liée à des comportements dangereux : la conduite en état d’ivresse par exemple. Les jeunes sont encore plus concernés par les risques de comas éthyliques, de rixes ou de violences, ou encore de rapports sexuels non consentis ou non protégés. « Le cerveau de l’adolescent est plus vulnérable aux substances psychoactives que le cerveau de l’adulte », relève la Mildeca.

Aider les jeunes à mieux maîtriser leur comportement face à l’alcool

Certains repères permettent de mieux détecter les abus. Santé Publique France fixe ainsi un maximum de deux verres d’alcool par jour, ou un maximum de 10 verres par semaine et en évitant une consommation quotidienne.  Des campagnes de sensibilisation sont aussi menées vers le jeune public, comme la campagne Amis pour la nuit pour renforcer les comportements protecteurs.

La plateforme Alcool-Info-Service.fr propose un outil en ligne pour évaluer ses habitudes. Il est aussi possible de bénéficier d’une écoute et de conseils.

Bon à savoir

Les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) pour aider les jeunes et leur entourage

Les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) s’adressent surtout aux 12-25 ans. Il s’agit d’un accompagnement pour faire le point sur leur consommation d’alcool ou de drogue, ou sur toute autre addiction liée aux jeux vidéo ou à l’usage d’internet par exemple. Les entretiens, confidentiels, ont lieu dans les Centres spécialisés d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), ou dans des lieux comme les Maisons des adolescents ou les Points accueil écoute jeunes. En savoir plus.