infections sexuellement transmissibles
Points clés
  • On parle aujourd’hui des infections sexuellement transmissibles (IST) et non plus des maladies sexuellement transmissibles (MST) car certaines de ces infections ne sont pas à proprement parler des maladies.
  • Le dépistage est l’unique moyen d’établir un diagnostic pour les IST. Il peut être effectué suite à une consultation chez son médecin traitant ou avec un autre professionnel de santé, ou dans un centre spécialisé.
  • Le préservatif (féminin ou masculin) est la meilleure protection contre les IST. La vaccination permet de se prémunir de l’HPV ou de l’hépatite B.
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[IST] Prévention et dépistage des infections sexuellement transmissibles

En moins de 4 ans, les infections sexuellement transmissibles (IST) à Chlamydia et à gonocoque sont en augmentation en France, d’après une enquête LaboIST présentée par Santé Publique France. Les IST peuvent avoir des conséquences graves sur la santé et la qualité de vie. Un dépistage et un recours au préservatif sont essentiels.

infections sexuellement transmissibles préservatif

Les IST en bref

Il existe plusieurs IST. Elles peuvent être provoquées par des bactéries, un virus ou des parasites. Elles se transmettent lors d’un rapport sexuel ou lors des préliminaires. Certaines peuvent être traitées lorsqu’elles sont diagnostiquées.

Un dépistage est essentiel après toute situation à risque : les IST ne présentent pas les mêmes symptômes. Sans prise en charge, elles peuvent entraîner de graves complications.

  • Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est responsable du SIDA. Certains symptômes peuvent évoquer un affaiblissement immunitaire : fièvre, fatigue, diarrhée, éruption cutanée. Le diagnostic est établi à la suite d’un prélèvement sanguin. Aucun traitement n’élimine le virus, mais son évolution peut être ralentie.
  • L’herpès génital se manifeste par des éruptions cutanées sur les organes génitaux, l’anus ou la bouche. Le diagnostic est établi après examen clinique et prélèvement. Les traitements diminuent l’intensité et la durée des crises mais n’éliminent pas le virus.
  • La syphilis se présente par l’apparition de chancres, des boutons ou des plaques rouges. Elle peut avoir des complications graves et le risque de contagion est très important. Le diagnostic est établi après examen clinique et prise de sang. Un traitement antibiotique existe.
  • L’hépatite B peut se déclarer par de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, des nausées ou des maux de tête… mais elle peut aussi être asymptomatique. Très infectieux, le virus peut provoquer des complications importantes (cirrhose, cancer du foie). Il est pris en charge après diagnostic et nécessite un suivi médical.
  • Les infections à papillomavirus humain (HPV) entraînent la formation de verrues génitales, appelée condylomes. Ces lésions peuvent récidiver et entraîner le développement d’un cancer du col de l’utérus.
  • La chlamydiose est généralement asymptomatique mais peut aussi se manifester par des brûlures, des écoulements et des douleurs dans le bas-ventre. Le diagnostic est possible après un prélèvement local et le traitement antibiotique précoce évite des complications importantes (stérilité).
  • La blennorragie gonococcique entraîne brûlures, douleurs au bas-ventre et fièvre. Elle est diagnostiquée lors d’un prélèvement local et doit être traitée par antibiotiques chez les deux partenaires pour éviter une nouvelle infection. Elle présente des risques importants de stérilité, surtout chez la femme.

La prévention des IST

L’utilisation d’un préservatif pour tout rapport sexuel avec un nouveau partenaire est recommandée. Le préservatif féminin ou masculin est en effet le seul moyen de prévention des IST. La pilule contraceptive, le stérilet, les spermicides ou encore l’anneau contraceptif ne protègent en aucun cas des contaminations.

Le préservatif doit être utilisé avant et pendant tout rapport sexuel. Lorsqu’on envisage d’arrêter l’utilisation d’un préservatif avec un partenaire régulier, le dépistage est essentiel.

Pour certaines IST, la prévention passe aussi par la vaccination. C’est le cas pour le papillomavirus humain (HPV). C’est aussi une mesure de prévention pour l’hépatite B, qui fait partie des obligations vaccinales dès l’enfance.

Le dépistage, indispensable tout au long de sa vie

Les IST sont très contagieuses pour certaines et elles n’ont pas toujours de signes visibles. Le dépistage est donc indispensable en cas de doute, ou après une situation à risque. Il permet un diagnostic précoce et une meilleure prise en charge de l’IST, mais aussi de diminuer le risque de contamination du ou des partenaires.

Il peut être demandé auprès du médecin généraliste ou du gynécologue, et complété par une analyse auprès d’un laboratoire. Il est également possible dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CEGIDD).  Les tests et l’entretien médical sont confidentiels.

Bon à savoir

Le vaccin contre le HPV : prévenir les infections à papillomavirus  humain

Les infections à papillomavirus humain (HPV) peuvent entraîner un cancer du col de l’utérus lorsqu’elles sont persistantes. Pour éviter la transmission, les comportements à risque doivent être évités et un frottis cervical est recommandé. La prévention passe aussi par la vaccination : elle est préconisée chez les jeunes filles entre 11 et 19 ans. Elle est plus efficace chez celles qui n’ont pas encore été exposées au risque d’infection.
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Un commentaire pour cet article

  • Centre Gratuit d’Information, de Depistage et de Diagnostic des virus de l’immunodeficience humaine (VIH), des hepatites et des infections sexuellement transmissibles (IST).

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