substances toxiques
Points clés
  • On répertorie 132 substances ou groupe de substances toxiques. Parmi elles on peut citer l'amiante, le mercure, le benzène, le bromure de méthyle, les phtalates, le trichloréthylène, l'ammoniac, le plomb ou encore les hydrocarbures.
  • On appelle " toxiques " les substances et préparations qui, absorbées par inhalation, ingestion ou pénétration cutanée, peuvent entraîner des risques graves, aigus ou chroniques, voire même la mort.
  • En cas d’allergie ou de tout autre effet indésirable lié à un produit de consommation, il est conseillé de consulter un médecin voire de contacter les secours selon la gravité de la situation.

Substances toxiques : rester vigilant avec les protections intimes et les vêtements neufs

La chasse aux produits allergènes mais aussi cancérogènes s’attaque aussi aux protections intimes et aux vêtements neufs. Tampons, serviettes hygiéniques et textiles neufs sont susceptibles de contenir des produits chimiques aux effets parfois graves sur la santé. Un point pour mieux identifier les risques des substances toxiques et adopter les bons réflexes.

tampon substances toxiques

Risque de substances toxiques dans les protections intimes

Si lire les étiquettes est devenu une bonne pratique pour tout ce qui concerne l’alimentation, les repères nutritionnels du nutri-score étant une aide pour décrypter les étiquettes des produits alimentaires, ceux des autres produits sont moins évidents. D’autant plus qu’un faible pourcentage des plus de 100  000 substances toxiques créées ces dernières années, font l’objet d’une analyse toxicologique.

Il faut donc redoubler de vigilance sur les produits de consommation comme les tampons et les serviettes hygiéniques, qui ont fait l’objet d’une alerte sanitaire cet été.

En juillet 2018, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) relevait la présence de composés chimiques en petites quantités dans les protections intimes. En 2016 déjà, des traces de polluants avaient été observées chez certaines marques à cause des substances utilisées dans les procédés de fabrication et dans la production de coton.

Même si les risques pour la santé sont infimes, ils existent : parmi les produits identifiés, certains peuvent être à l’origine de graves complications comme le syndrome du choc toxique (SCT).

Rappel : les bonnes pratiques en cas d’urgence

Le syndrome du choc toxique est une situation d’urgence pouvant engager le pronostic vital. Si des symptômes similaires à ceux de la grippe se manifestent brutalement pendant les règles, il faut immédiatement contacter les secours (composer le 15). En cas d’intoxication, joindre le centre antipoison le plus proche sans tarder.

Centre antipoison et de toxicovigilance de Paris

Ouvert 24 h/24

Permanence médicale téléphonique : 01 40 05 48 48

Bien utiliser les protections intimes

En attendant une réglementation spécifique et une révision des modes de fabrication des protections intimes, il est recommandé de bien suivre leurs instructions d’utilisation :

  • ne pas porter un tampon plus de 4 heures et jamais en dehors des règles,
  • choisir un niveau d’absorption conforme au flux,
  • se laver les mains systématiquement avant de se changer et après.

Vêtements neufs : pourquoi faut-il les laver avant de les porter la première fois ?

Les vêtements et les chaussures sont aussi dans le viseur de l’Anses : l’Agence a récemment détecté dans des articles neufs la présence de substances susceptibles de déclencher des irritations voire des allergies.

Utilisés à des fins de fabrication, de stockage ou de transport, les nonylphénols et le formaldéhyde font partie des produits identifiés dont les effets peuvent se traduire par des inflammations de la peau.

Notre conseil : Pour éviter les inflammations de la peau, lavez chaque vêtement neuf avant de le mettre en contact avec la peau.

Consulter un médecin en cas de dermatite ou d’allergie

Les irritations cutanées, bien que désagréables sont souvent bénignes. Elles peuvent être soulagées en évitant l’exposition aux substances en cause et au moyen d’un traitement local (crème hydratante ou apaisante). Les réactions allergiques se manifestent quant à elles par de l’urticaire ou de l’eczéma et requièrent une prise en charge adaptée. En cas de doute ou d’aggravation d’une lésion, il est préférable de s’adresser à son médecin traitant qui orientera vers un dermatologue en cas de besoin.

Rendez-vous sur l’annuaire Ameli pour trouver un professionnel de santé à proximité.

Bon à savoir

Où signaler un événement sanitaire ?

Le Ministère de la Santé met à disposition des particuliers et des professionnels un portail de signalement des événements sanitaires indésirables : il suffit de quelques minutes pour répondre à un questionnaire et décrire la situation. Il est également possible de s’adresser à son médecin traitant au préalable pour qu’il effectue lui-même le signalement. Plus d’informations sur les événements sanitaires sur le site de l’Anses.

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