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Un pharmacien parisien sur les médicaments génériques

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Depuis 1999, les pharmaciens peuvent délivrer un générique en substitution d’un médicament de marque ou autre spécialité générique. M. Shahram Sharvin, à la tête de la pharmacie de la Croix Saint Simon dans le 20e arrondissement à Paris, explique ce que la délivrance de médicaments génériques a changé dans sa pratique au quotidien.

Comment se passe la délivrance de médicaments génériques ?

Shahram Sharvin : Elle est très simple : lorsque je lis l’ordonnance, s’il y a des médicaments de marque, je propose tout de suite le remplacement par le générique. Je demande si cela ne pose pas de problème au patient et si le médecin lui en a parlé. En règle générale, les clients acceptent. Cela se fait naturellement.

En revanche, si le médecin a précisé la mention « non substituable », je ne peux pas proposer un générique et je le signale au client.

Je viens d’ailleurs de recevoir mon taux de délivrance de médicaments génériques (substitution) de la Cpam et il est très bon : preuve que les clients nous font confiance.

Tous les clients sont à l’écoute ?

Shahram Sharvin : Cela se passe très bien : mes clients me connaissent et me font confiance. Mais le « travail au comptoir » reste important pour expliquer que les génériques ont la même efficacité que les médicaments de marque. Cela fait partie de notre métier : nous devons conseiller au mieux les personnes qui viennent dans notre officine et il faut souvent les rassurer. C’est pourquoi j’explique la posologie des médicaments génériques, qui ne diffère pas des médicaments de marque. Seul l’emballage change et cela peut suffire à désorienter les clients qui ont l’habitude de prendre le même traitement.

Quelle est l’incidence sur votre pratique quotidienne ?

Shahram Sharvin : Je dois être très pédagogue en ce qui concerne les génériques : si les clients ont vu un reportage qui dénigre les médicaments génériques, je dois les convaincre qu’ils ne risquent rien. C’est un travail permanent mais qui est indispensable si on veut que le générique devienne une habitude.

Par exemple, je continue de noter sur la boîte le nom du « princeps ». Souvent, les clients ne connaissent pas le nom de la molécule et pour qu’il n’y ait pas d’erreur, je préfère leur rappeler à quel médicament cela correspond.

Quels sont vos arguments pour convaincre les récalcitrants ?

Shahram Sharvin : Si les clients ne me connaissent pas ou s’ils ont encore des doutes par rapport à la non-dangerosité des génériques, je leur rappelle aussi qu’ils sont moins chers. Il me semble que c’est important de participer, chacun à notre niveau, à l’économie du pays ! Ce qui finit de les convaincre est le mode de remboursement : en acceptant le générique, ils peuvent bénéficier du tiers payant, sinon, ils doivent faire l’avance des frais et payer. Mais j’ai rarement besoin de donner cet argument financier…

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