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Dièse : mieux comprendre les comportements de santé des élèves

Students in classLe Dispositif informationnel sur les Environnements de Santé des Élèves (Dièse) a pour objectif d’identifier les difficultés, les particularités et les besoins de santé des élèves. En 2012-2013, il a été mis en place dans 47 collèges et 24 lycées parisiens. Témoignages de trois chefs d’établissement.

« Affiner nos actions de prévention en direction les élèves »
Patrice Ferris, principal, collège Evariste Galois (Paris 13e)
L’enquête Dièse nous apporte une connaissance de l’état de santé physique et psychologique de nos élèves et nous offre une vision plus claire de notre établissement. Les résultats de l’enquête nous ont permis d’affiner nos actions de prévention en direction les élèves, comme les séances d’information et les ateliers. Le comportement de santé des élèves est donc mieux appréhendé et nos partenariats avec les intervenants extérieurs sont optimisés. Parmi les résultats significatifs : l’enquête montre que nos élèves ne mangent pas ou peu le matin. Nous avons donc mis en place des petits déjeuners tous les jours afin de remédier à ce problème au sein même de notre collège. En parallèle, les actions habituelles comme la prévention contre le SIDA ou les ateliers sur l’hygiène bucco-dentaire sont poursuivis tout au long de l’année.

« Dièse m’aide dans mon rôle de chef d’établissement »
Marie-Christine Mengin, principale, collège Louise Michel (Paris 10e)
Les résultats de l’enquête Dièse nous donnent une photographie du climat de notre établissement en matière d’éducation à la santé et à la citoyenneté. C’est très positif pour nous : grâce à cette photographie nous mettons en œuvre des actions pertinentes ! Dièse m’aide dans mon rôle de chef d’établissement : c’est un outil qui nous sert à mettre en place des actions en lien avec le climat du collège. Les résultats nous permettent aussi d’affiner et de cibler nos demandes aux partenaires comme la police dans le cadre de ses missions de prévention et de communication (MPC) : on programmera soit une « action drogue » soit une « action racket » en fonction de l’enquête… Avant toute action, les résultats de Dièse et les solutions envisagées sont d’abord examinés au sein de notre CESC (Comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté). Nous avons ainsi mis en place un atelier intitulé « Du bon usage d’Internet » car l’analyse de l’enquête a révélé un usage excessif et mal encadré de ce média.

« Casser les idées reçues sur les comportements des lycéens »
Hélène Mathieu, proviseur, lycée Jean Lurçat (Paris 13e)
Dièse nous apporte beaucoup ! Au sein de notre lycée polyvalent, on utilise l’enquête d’une manière particulière et pas globalisée : elle sert uniquement pour les élèves en section d’enseignement professionnel. Ce sont les plus fragiles et les plus déconnectés des codes scolaires. Les résultats de l’enquête nous en apprennent beaucoup sur eux et il est aussi intéressant de les partager avec les enseignants. Leur vision de l’élève est souvent parcellaire : un lycéen n’est pas seulement un étudiant c’est également un adolescent qui ne peut pas changer du tout au tout en passant les portes du lycée. Dièse permet aux professeurs d’avoir une meilleure connaissance des personnes qui se trouvent en face d’eux. Dernier avantage du dispositif : il permet de casser les idées reçues sur les comportements des lycéens. Dans notre établissement, l’alcool et les stupéfiants ne sont pas des problèmes majeurs contrairement au manque de sommeil et de la mauvaise alimentation.

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