automédication, maux de l’hiver
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Les maux de l’hiver : comment se soigner et quand consulter

Faire baisser la fièvre, se dégager le nez, calmer une toux… Comment soigner efficacement ces maux d’hiver ? Quand faut-il aller consulter son médecin ? Les recommandations d’Olivier Desroy, médecin généraliste au Centre médical Réaumur de Paris.

maux de l'hiverQuels sont les principaux maux de l’hiver et comment les soigner ?

Fièvre, maux de tête, toux sèche, écoulement nasal, courbatures dues à un état grippal… Chaque hiver, ces symptômes touchent des millions de Français. S’ils disparaissent spontanément en 7 à 10 jours sans traitement, il existe des moyens simples et efficaces d’y échapper. Il faut par exemple bien s’hydrater, aérer son logement et se laver les mains plusieurs fois par jour, notamment avant et après les repas, en rentrant chez soi, après être allé aux toilettes, après avoir éternué, toussé ou s’être mouché. Si malgré tout vous tombez malade, il faut vous soigner. Le paracétamol est alors considéré comme le remède le plus efficace en cas de fièvre. Pour dégager un nez encombré, il est recommandé d’utiliser des pulvérisateurs nasaux comme le sérum physiologique, les sprays d’eau thermale ou d’eau de mer. Enfin, des antitussifs sont préconisés, en cas de toux sèche uniquement. Sachez cependant que la toux est un réflexe de défense naturel de l’organisme en réaction à une irritation et qu’elle a un effet curatif.

Peut-on se soigner seul lorsque l’on est malade ?

L’automédication comporte des risques. De nombreux produits disponibles sur le marché peuvent avoir de graves conséquences sur la santé s’ils ne sont pas utilisés correctement. C’est notamment le cas des médicaments contenant des vasoconstricteurs. Ceux-ci peuvent être à l’origine d’effets secondaires indésirables au niveau cardiaque ou neurologique. Ils ne doivent pas être utilisés de façon prolongée et sont contre-indiqués chez les enfants de moins de 15 ans et pour les adultes qui souffrent de maladies cardio-vasculaires ou présentent des antécédents de convulsions ou d’accident vasculaire cérébral. Si vous souhaitez malgré tout constituer votre traitement sans prescription médicale, limitez-vous au sérum physiologique nasal, au sirop contre la toux sèche, au paracétamol ou à des médicaments que vous connaissez et qui vous ont déjà été prescrits par votre médecin traitant. Il est alors extrêmement important de prendre connaissance du « mode d’emploi » du médicament en question et de respecter scrupuleusement la posologie recommandée. Il faut enfin éviter d’associer ou d’alterner les médicaments de compositions différentes. Le moyen le plus sûr de ne pas prendre de risque reste de vous rendre chez un professionnel qui saura vous prescrire le traitement adapté.

À partir de quel moment aller consulter son médecin traitant ?

Si vous ne vous sentez pas bien, qu’une douleur persiste ou devient plus intense, il ne faut pas hésiter à consulter votre médecin traitant. Rien ne sert d’attendre. De la même manière, une toux sèche durable, une toux grasse avec expectorations colorées, de fortes fièvres ou des maux de tête violents justifient que vous fassiez appel à lui. Il en est de même si vous avez des difficultés à déglutir ou à respirer. Enfin, méfiez-vous des douleurs thoraciques qui apparaissent lors de la toux ou de la respiration, elles peuvent être un des symptômes de la pneumonie.

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