Points clés
  • Il convient d’effectuer le dépistage de l’obésité dès le plus jeune âge. La croissance de l’enfant doit être suivie par le médecin et ce jusqu’à l’âge adulte.
  • Pour prévenir ou traiter l’obésité il est recommandé d’allier une alimentation équilibrée à la pratique d’une activité physique régulière.
  • La prise en charge des personnes en surpoids est décomposée en plusieurs niveaux pour mieux suivre le patient. L’accompagnement médical est indispensable.
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Le 23 mai, c’est la Journée européenne de l’ obésité

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La Journée européenne de l’ obésité qui a lieu le 23 mai est l’occasion de faire un point sur cette maladie en France. C’est une véritable lutte contre un fléau de santé publique qui se met en place sur le territoire avec des campagnes d’information mais aussi des centres spécialisés pour accompagner les patients sévèrement atteints.

La France pourrait compter près de 30 % d’adultes obèses en 2020

Les problèmes de poids ont nettement augmenté depuis 1997 passant de 8,2% à 12,4% en 2006 avec une prévision à 30% pour 2020 (selon les enquêtes nationales ObEpi sur l’obésité et le surpoids).

Les femmes sont légèrement plus touchées par l’ obésité (17,5% contre 16,1%) que les hommes qui ont une tendance plus nette à être en surpoids (41% contre 24%).

Cette épidémie d’obésité touche les adultes mais aussi les plus jeunes : 1 enfant sur 5 est en surcharge pondérale soit 1,7 millions des moins de 15 ans.

Une épidémie qui n’épargne pas les ménages les plus fragiles. Ils sont ceux qui ont le plus de difficultés à modifier des habitudes alimentaires déséquilibrées mais très énergétiques.

Les problèmes de poids sont donc devenus un enjeu de santé publique: le plan PNNS vise à améliorer l’état de santé de la population.

Lutter contre les mauvaises habitudes pour stabiliser son poids

bulle origami ardoise : imcDès la naissance, la croissance de l’enfant doit être surveillée (courbes de valeurs IMC en fonction de l’âge) pour établir un dépistage précoce. Ce suivi continue chez les adultes notamment pour les populations les plus défavorisées.

L’obésité et le surpoids surviennent à cause d’une malnutrition accompagnée d’une dépense énergétique réduite.

La consommation d’aliments sains (riche en fruits, en légumes, en poisson et en céréales complètes) doit être associée à une activité physique régulière : au moins 30 minutes chaque jour pour les adultes et 60 minutes pour les enfants. Il est recommandé de préférer par exemple la marche aux transports en commun ou encore l’escalier à l’ascenseur. Et surtout de ne pas hésiter à sortir le chien plusieurs fois par jour !

Astuce : l’Assurance Maladie propose des bilans de santé gratuits et personnalisés à tout âge. Un bon moyen pour prévenir, entre autre, des troubles alimentaires. Inscription en ligne :

  • bilan de santé enfant (entre 12 et 18 mois, entre 3 ans et demi et 4 ans et demi)
  • bilan de santé junior (de 10 ans à 15 ans)
  • bilan médico-administratif pour les 18-30 ans
  • bilan de santé adulte (à partir de 16 ans)

Dépistage et prise en charge de l’ obésité

La prise en charge des patients a été établie en trois niveaux : le dépistage et l’orientation (1er niveau recours) puis le recours aux professionnels de la santé spécialisés dans la nutrition (2e niveau recours) pour finir par le traitement dans un centre spécialisé (3e niveau recours).

Les patients atteints de cette maladie doivent être suivis par leur médecin traitant ou un pédiatre pour les enfants. Les médecins du travail, les médecins scolaires et de protection maternelle et infantile (PMI) interviennent également au niveau de la prise en charge.

Les conséquences médicales sont importantes mais il convient d’enrayer la progression de la maladie, et de réduire l’exclusion sociale et la stigmatisation professionnelle dont les personnes obèses sont victimes.

Ensuite, si c’est nécessaire d’autres professionnels de la santé comme les spécialistes de la nutrition, les endocrinologues ou les chirurgiens prennent le relais.

Suite à la mise en œuvre du Programme national nutrition santé en 2011, 37 centres spécialisés ont été créés.

Ils offrent une prise en charge pluridisciplinaire de l’obésité sévère. Cinq de ces centres ont la capacité d’effectuer des diagnostics et traitements très spécialisés.

L’accès à cet établissement est limité aux patients de troisième niveau.

En Île-de-France il est possible d’intégrer les centres AP-HP des zones Nord et Centre (intégrés) ainsi que les centres AP-HP des zones Sud et Ouest (spécialisés).

 

Astuce : pour trouver un médecin généraliste ou spécialiste proche de chez vous et consulter ses horaires et ses tarifs, utilisez l’annuaire santé d’ameli

Bon à savoir

Anorexie et boulimie : détecter les troubles de l’alimentation 

S’alimenter peut s’avérer être une tâche difficile pour certaines personnes. Dès que des troubles de l’alimentation surviennent il ne faut pas attendre pour consulter son médecin traitant. L’accompagnement médical est indispensable. Consulter les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) : Détecter et prise en charge de l’anorexie mentale (PDF). anorexia & obesity
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