prévention dépendance alcoolisme
Points clés
  • En France, avec environ 45 000 décès directement imputables chaque année, l’alcool demeure un problème de santé publique très important. C’est la deuxième cause de « mortalité évitable ».
  • La consommation excessive d’alcool et la dépendance entraînent des comportements à risque, dangereux à court et à long terme. En parler, c’est la solution pour s’en sortir : avec ses proches et avec un professionnel de santé pour bénéficier de soins et de conseils adaptés.
  • La consommation d’alcool est fortement déconseillée aux mineurs, aux femmes enceintes et aux personnes qui suivent certains traitements médicamenteux.
Je partage...Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someonePrint this page

Consommation d’alcool et dépendance : mieux vaut prévenir

Professeur expliquant les dgts du cannabis et de l'alcool

Lorsqu’elle devient excessive, la consommation d’alcool implique de nombreux risques pour la santé et celle d’autrui. Si la consommation de boissons alcoolisées est considérée comme une pratique culturelle française, une forme de convivialité et une certaine forme de sociabilité, elle est aussi associée à des risques sanitaires et sociaux majeurs. Mieux vaut toujours inviter modération et aller vers la prévention pour ne pas tomber dans l’alcoolodépendance.

De consommation excessive à dépendance

La consommation d’alcool est considérée comme excessive à partir de 2 verres standard par jour chez la femme et 3 verres standard par jour chez l’homme. Cela correspond à 10 grammes d’alcool pur, soit la quantité contenue dans un ballon de rouge ou un demi de bière. Dans les faits, la dépendance peut s’installer de manière inconsciente, lorsque l’alcool est consommé pour fuir un mal-être ou combler un vide.

De dépendance psychologique à dépendance physique, il n’y a qu’un pas. La sensation de manque est associée à des signaux visibles qui doivent alerter : sueurs, tremblements, vertiges, agitation, tachycardie. Pour soi comme pour les autres, la consommation d’alcool n’est pas sans risque : comas éthyliques, accidents de la route, violence, rapports sexuels non protégés, cancers, maladies du foie, troubles psychiques, maladies cardio-vasculaires, hypertension… En milieu professionnel, les répercussions de la consommation d’alcool sont multiples : accidents du travail, absentéisme par arrêts répétés ou de longue durée, baisse de concentration, perte globale de productivité, etc.

 

La prise en charge de la dépendance à l’alcool : en parler pour s’en sortir

dépendance alcoolSavoir où l’on se situe par rapport à sa consommation d’alcool est une première étape : impression de ne pas savoir se contrôler, remarques d’autrui sur sa consommation, modification du comportement sans consommation, la consommation d’alcool a des effets sur sa vie personnelle ou professionnelle… Seul, il est souvent difficile de prendre le recul nécessaire sur sa situation. Mieux vaut demander de l’aide à une personne qualifiée, et de confiance.

La prise en charge de la dépendance à l’alcool passe d’abord par la consultation d’un professionnel de santé : médecin traitant, psychologue ou travailleur social.

Cette prise en charge s’organise en plusieurs étapes. Après un diagnostic, le professionnel assure un suivi de la personne dépendante en lui prodiguant des soins, des conseils et une aide personnalisée. Être bien entouré est important pour faire face à sa dépendance et pour le sevrage.

alcool_info_service

Les CSAPA : lieux de soins et d’accompagnement des personnes dépendantes et de leurs proches

La prise en charge de la dépendance à l’alcool s’effectue gratuitement au sein d’un CSAPA (centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie). L’accompagnement y est assuré par des équipes de médecins, psychologues et travailleurs sociaux. Ces structures s’adressent aux personnes à tous niveaux de dépendance et à leurs proches. Elles sont financées par l’Assurance Maladie, et gérées par des hôpitaux ou des associations.

Les jeunes, premiers concernés par les risques liés à l’alcool

La nouvelle loi de santé 2016 met l’accent sur la prévention des comportements à risque des adolescents et jeunes adultes. Dans cette tranche d’âge, l’alcoolisation massive est devenue un phénomène aussi répandu que dangereux.

Sanctions contre le bizutage alcoolisé et interdiction des objets vantant les mérites de l’ivresse et de la consommation d’alcool font aussi partie des mesures prévues dans la nouvelle loi de santé. Pour apporter une aide aux jeunes et à leur entourage, il existe également des consultations jeunes consommateurs (CJC). Gratuites et confidentielles, elles visent à faire le point sur la situation et à déterminer une prise en charge adaptée.

Bon à savoir

Où trouver un CSAPA à Paris ?

Si vous êtes en situation de dépendance à l’alcool ou si l’un de vos proches est concerné, vous pouvez vous adresser à une structure spécialisée : un centre de cure ambulatoire en alcoologie (qui fait partie des CSAPA). Sur ce lien, retrouvez les adresses des CCAA situés à Paris et les contacts de référence pour trouver de l’aide. Toutes les adresses utiles pour se faire accompagner sont aussi sur le site www.alcool-info-service.fr
Je partage...Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Email this to someonePrint this page

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*