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Dièse : rendre les jeunes acteurs de leur santé

Group of students in computers roomPartant du postulat que santé et réussite scolaire vont de pair, l’Assurance Maladie de Paris et l’Académie de Paris mènent une enquête en ligne auprès des jeunes scolarisés de l’enseignement public. Ce dispositif informationnel sur les environnements de santé des élèves (Dièse) a été mis en œuvre en 2003 afin de mettre en perspective et de mieux comprendre les comportements de santé des collégiens et lycéens. L’enquête 2013-2014 est en cours.

Enquêter pour mieux agir

Les élèves de certains collèges et lycées parisiens sont invités à répondre à un questionnaire en ligne sur des thèmes concernant l’alimentation, le sommeil, l’utilisation des écrans, les consommations de produits psycho-actifs, le climat scolaire et leur perception du bien-être. Le questionnaire en ligne est anonyme ; l’enquête est conduite sur la base du volontariat des chefs d’établissement.

Les données recueillies par la Cpam de Paris permettent de dresser un état des lieux de la population des élèves des établissements concernés.

A l’issue de la saisie, la Cpam de Paris traite et analyse les données de manière globale et par établissement. Un rapport d’enquête est ensuite adressé au chef d’établissement, lui permettant de renforcer le rôle du comité d’éducation à la santé et la citoyenneté (CESC) avec des données pertinentes et de mieux piloter les programmes de prévention et d’éducation à la santé à destination des élèves selon les besoins spécifiques de l’établissement et des problématiques réelles.

Comment vont les jeunes ?

En 2012-2013, 47 collèges et 24 lycées parisiens de l’enseignement public ont proposé l’enquête Dièse à leurs élèves. 18 739 enregistrements exploitables ont été recueillis auprès des collégiens et des lycéens.

L’étude confirme des aspects déjà connus comme le fait que les adolescents dorment peu et veillent tard (après 22 heures la veille d’un jour scolarisé), passent beaucoup de temps devant des écrans (d’où une proportion de plus en plus forte de jeunes qui somnolent durant la journée), se passionnent pour les matériels « high tech » (smartphones, ordinateurs, tablettes tactiles), ont un ordinateur connecté à Internet dans leur chambre, sont peu nombreux à pratiquer une activité physique régulière en dehors de l’école (40 à 60 % des enfants et des jeunes ne pratiquent pas d’autre activité physique que celle des cours obligatoires à l’école), grignotent entre les repas, ne viennent pas toujours avec plaisir à l’école, se déclarent plutôt heureux dans leur vie et entretiennent de bonnes relations avec leurs parents.

D’autres indicateurs sont plus préoccupants, notamment les réponses aux questions sur les consommations de substances psycho-actives. Si au collège, à l’entrée en 6ème, la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis est mineure, le pourcentage de consommateurs augmente avec l’âge. Près de 4 collégiens de 3ème sur 10 déclarent avoir consommé de l’alcool dans les 12 mois (2 élèves sur 10 en 4ème). Pour ces consommateurs, le contexte est festif (8 élèves de 3ème sur 10) et leur préférence va aux alcools forts (6 élèves sur 10). Pour le tabac, il s’observe une différence sensible entre filles et garçons en 3ème : 28 % des filles déclarent avoir consommé ce produit versus 20% des garçons. La fréquence d’usage est régulière pour la moitié des élèves de 3ème. Chez les lycéens, cet indicateur est également sexuellement marqué, 31 % des filles de 2nde déclarent une consommation de tabac versus 17 % des garçons. Enfin pour le cannabis, près de 2 élèves de 3ème  sur 10 déclarent avoir consommé cette substance.

Ainsi, malgré les nombreuses campagnes de prévention, les addictions chez les jeunes restent préoccupantes et un enjeu de santé publique.

En savoir +

>>> site de l’Académie de Paris : « Les collégiens et leur santé : Dispositif Informationnel sur les Environnements de Santé des Élèves (DIESE) »

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4 commentaires pour cet article

  • Bonjour
    Serait-il possible en tant que chef d’établissement d’un collège hors de Paris de bénéficier de l’enquête DIESE pour nos élèves?
    Merci de votre réponse.

  • Bonjour, cette enquête peut elle être envisagée dans un établissement situé en Nouvelle Calédonie ? Merci d’avance pour votre réponse. La CPE de l’établissement en question.

    • Bonjour,

      Nous vous invitons à vous rapprocher de l’Académie de Paris qui pilote ce dispositif.

      Bonne journée.

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