Points clés
  • Le cancer du col de l’utérus entraîne près de 1 100 décès chaque année : il s’agit pourtant d’une pathologie qui peut être détectée et prise en charge.
  • Pour dépister tout signe de lésion, il est recommandé aux femmes de 25 à 65 ans d’effectuer un frottis tous les trois ans.
  • Cet examen est simple, indolore et il est remboursé par l’Assurance Maladie à hauteur de 70 % des tarifs conventionnels.
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Un frottis de dépistage pour prévenir le cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus touche encore près de 3 000 femmes chaque année. Il peut être dépisté très tôt, grâce à un frottis de dépistage. C’est pour cela qu’un examen régulier est fortement conseillé aux femmes de 25 à 65 ans.

Un cancer fréquent, mais évitable

Le cancer du col de l’utérus est le 10e plus fréquent chez la femme en France, selon l’Institut national du Cancer (INCa). Même s’il a diminué de moitié en  30 ans, il est encore responsable de près de 1 100 décès par an (source : INCa).

La pathologie est due à une infection persistante, causée par « un ou plusieurs papillomavirus humains (HPV) oncogènes », selon l’INCa. Chaque année, ce type de cancer est diagnostiqué chez près de 3 000 femmes. Pourtant, l’institut national rappelle qu’un dépistage régulier permet de réduire l’incidence du cancer du col de l’utérus à 90 %. Les femmes de 25 à 65 ans sont directement concernées par ce frottis de dépistage.

Le dépistage pour prévenir l’évolution vers un cancer

« Entre les débuts des lésions et l’apparition d’un cancer, il peut s’écouler 10 ans. L’idée est justement d’agir en amont pour pouvoir les traiter », rappelle le Dr Laure Sekula, médecin généraliste au Centre médical Réaumur à Paris. Le dépistage consiste à réaliser un frottis. Un acte simple et indolore, qui peut se révéler particulièrement important. « On peut détecter des lésions pré-cancéreuses. Elles mettent longtemps à évoluer, mais une fois détectées on peut les surveiller, les traiter si elles persistent et éviter un cancer », souligne le Dr Sekula.

« Entre 25 et 65 ans, il faut faire un frottis tous les trois ans », rappelle-t-elle. Les deux premiers sont effectués à un an d’intervalle. Une surveillance annuelle est également mise en place pour des patients qui prennent « un traitement spécifique, comme des immunosuppresseurs [traitement pour inhiber ou prévenir l’activité du système immunitaire], ou des patientes qui sont séropositives pour le VIH ». En cas de frottis anormaux, « on propose une surveillance plus rapprochée ».

Certains symptômes – des saignements lors de rapports ou en dehors des règles, ou encore des pertes inhabituelles ou des douleurs pendant les rapports peuvent nécessiter un examen. « Mais la plupart du temps, ces lésions sont asymptomatiques, sans lien avec des symptômes, et c’est pour cela que le dépistage est important. »

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Un frottis de dépistage tous les trois ans, pour les femmes de 25 à 65 ans

L’examen en lui-même peut être réalisé par un gynécologue, mais également par une sage-femme ou un médecin généraliste. Il consiste à prélever des cellules au niveau du col de l’utérus. L’acte est indolore et ne prend que quelques minutes.

« Il faut consulter en dehors de la période des règles, si possible sans avoir eu de rapport sexuel dans les 48 heures précédant la consultation. Il ne faut pas non plus avoir d’autre infection vaginale, pour ne pas fausser les résultats », précise le docteur Sekula. « L’examen peut également être réalisé au premier trimestre de grossesse, notamment pour les femmes qui ne sont pas à jour de leurs examens. »

Le prélèvement est ensuite envoyé en laboratoire, et le résultat est communiqué quelques jours plus tard à la patiente ainsi qu’au professionnel de santé qui l’a prescrit.

Bon à savoir

Où réaliser un frottis de dépistage à Paris ?

L’examen peut être réalisé chez un gynécologue, mais les sages-femmes et les médecins généralistes peuvent également le proposer à leurs patientes. Il se déroule « comme un examen gynécologique classique », explique le docteur Sekula. Le coût à prévoir comprend le prix de la consultation du professionnel de santé, le coût du prélèvement qui est fixé forfaitairement à 4,82 € par l’Assurance Maladie, et le coût de l’analyse en laboratoire. L’ensemble est remboursé par l’Assurance Maladie à 70 % sur la base du tarif conventionnel. Le complément est pris en charge par la mutuelle selon les conditions du contrat souscrit. Les patientes qui bénéficient de l’AME ou de la CMU-C n’ont pas d’avance de frais à faire.
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