Points clés
  • La pilule est le moyen de contraception le plus efficace, à condition qu’elle soit prise correctement. Mais elle ne protège pas contre les IST (infections sexuellement transmissibles).
  • Il existe deux types et plusieurs générations de pilules : la prescription par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme est essentielle pour qu’elle soit bien adaptée. À chacune sa pilule.
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Pilule : focus sur un contraceptif hormonal

pilule, contraception, prescriptionLa pilule est le moyen contraceptif le plus utilisé en France. Cette superstar des contraceptifs oraux était utilisée par 41 % des femmes en 2013. Légalisée en France en 1967, elle continue pourtant de susciter interrogations et craintes. Santé-pratique-paris fait le point sur les idées reçues.

Pilule et poids

« La pilule fait grossir » : faux, ce sont les habitudes alimentaires !

La pilule peut parfois être tenue responsable d’une prise de poids. Certaines pilules mentionnent d’ailleurs cet effet secondaire, notamment les pilules les plus fortement dosées. Pourtant, elles ne la causent pas directement : il faut plutôt chercher du côté d’un changement de comportement dès la prise de pilule.

Les progestatifs contenus dans la pilule peuvent dérégler la glycémie, entraînant ainsi une sensation de faim : l’effet est bien visible sur la balance. Il est donc essentiel de surveiller ses habitudes alimentaires et d’en parler au médecin si cette tendance se poursuit sur plusieurs cycles.

En outre, la pilule n’est pas non plus responsable d’une augmentation du cholestérol. Quand le cholestérol est normal il y a très peu d’augmentation. Avant la prescription d’un moyen de contraception, le médecin s’assure du taux de cholestérol par des analyses de sang.

 Pilule et fertilité

« Prendre la pilule trop longtemps réduit les chances d’être maman » : faux, aucun risque !

La pilule ne diminue pas les chances de tomber enceinte dès lors qu’on cesse de la prendre. Pour maximiser ses chances de concevoir, mieux vaut tenir compte de la fertilité selon l’âge : une femme est naturellement plus fertile à 25 ans qu’à 35 ans.

Dans certains cas, la pilule peut même aider à retrouver un cycle plus régulier en vue d’une grossesse. La pilule peut être prise aussi longtemps que nécessaire. Il est conseillé de revoir la prescription et de faire le point régulièrement avec un professionnel de santé.

 Pilule et libido

« La pilule fait baisser la libido » : vrai et faux

Chez la femme, le désir sexuel est en partie lié à la présence ou non de testostérone. En diminuant la production naturelle de testostérone par les ovaires, certaines pilules (à base de Desogestrel par exemple) pourraient ainsi brider la sexualité.

Si la situation perdure, le gynécologue ou le médecin traitant peuvent conseiller d’autres moyens de contraception. Mais en cas de libido en berne, se posent aussi les questions du surmenage, du stress… et du couple.

Pilule et malformations

« La pilule augmente le risque de malformations congénitales » : faux

Arrêter de prendre la pilule juste avant la grossesse ou continuer à prendre la pilule au début de la grossesse n’augmente pas le risque de malformations congénitales. Cette absence de lien entre la prise d’un progestatif et les malformations congénitales a d’ailleurs été confirmée récemment par une étude publiée dans le British Medical Journal en janvier 2016.

Efficacité de la pilule

« La pilule est la seule contraception efficace à 100 % » : faux

La pilule est le moyen de contraception le plus efficace : on estime à 99,7 % son efficacité. Mais attention, pour cela elle doit être prise de façon systématique, c’est-à-dire sans oubli et régulièrement !

D’autres facteurs peuvent aussi réduire son taux d’efficacité : des nausées ou vomissements qui suivent la prise de la pilule, ou encore une interaction avec certains médicaments… En comparaison, le préservatif masculin est efficace à 95 % lorsqu’il est parfaitement utilisé.

Pilule du lendemain

« La pilule du lendemain est infaillible » : faux, attention aux délais

La pilule du lendemain est en réalité une contraception hormonale d’urgence. Il s’agit d’un comprimé unique, à prendre le plus tôt possible. Pour être la plus efficace possible, elle doit impérativement être prise dans les heures qui suivent un rapport sexuel à risque (72 heures maximum pour une pilule du lendemain au lévonorgestrel, 120 heures pour une contraception d’urgence à l’ulipristal acétate). Plus le délai est important, plus les risques de grossesse sont grands.

On peut également avoir recours à cette pilule après un rapport sexuel mal protégé – suite à un oubli de pilule, mais également en cas de rupture du préservatif ou d’absence de moyen de contraception.

(Sources : http://www.choisirsacontraception.fr/ , ameli-sante.fr, Inpes – institut national de prévention et d’éducation pour la santé, Enquête Fécond (2013), Inserm-Ined)

Bon à savoir

Mieux comprendre les différents types de pilule

On distingue deux types de pilules : les pilules combinées oestroprogestatives (PC) et les pilules microprogestatives (PP). Elles contiennent des hormones proches de celles que fabrique le corps. Selon la génération du progestatif, la pilule est de 1re, 2e, 3e ou 4e génération (classement complet en pdf) Qu’elle soit combinée ou microprogestative, chaque pilule est plus ou moins indiquée selon les personnes. C’est pour cela qu’il est essentiel qu’elle soit prescrite par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme au terme d’une consultation.
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